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22 février 2006
Le cadeau de Madeleine
Au cours de cette journée, j’ai repensé à Eternity : Eternity (quel nom extraordinaire !) est une jeune femme noire, extraordinairement belle, que j’ai rencontrée dans un TGV il y a une quinzaine de jours. Je l’avais remarquée dès l’abord, sur le quai. Comment du reste ne l’aurais-je pas remarquée, tant elle était… remarquable ! Jupe ultra courte, jambes effilées avec bas résille, petit top moulant, veste de fourrure, visage sculptural. Je n’ignore pas que la plupart des Blacks ont un don inné pour s’habiller sexy, mais Abyss, vraiment, battait les records ! Sa présence dans le wagon provoqua une sorte panique parmi les voyageurs. On la regardait furtivement, on cherchait à glaner quelque chose de son corps. Le hasard ne voulut pas que nous fussions placés l’un à côté de l’autre, mais, j’étais tout à fait résolu, bien qu’elle fût à quelques rangs de moi, à l’aborder. J’usai d’un système peu original, mais efficace : j’avais remarqué qu’elle était plongée dans un livre (j’aurais bien aimé, d’ailleurs, savoir quel était ce livre). Aussi m’empressai-je de rédiger rapidement au dos d’une mienne carte de visite le mot suivant : "Mademoiselle, je vous trouve absolument SUPERBE. S’il vous plaît, please, écrivez-moi à cette adresse, et je vous répondrai avec plaisir." Je me levai, muni de cette carte, arrivai à sa hauteur, me penchai vers elle, et lui dis d’un ton aimable et malicieux à la fois : "Tenez ! Voici, pour vous, ce petit marque page". Elle me dévisagea, étonnée, puis prit la carte. Je regagnai ma place, en guettant sa réaction. Elle se retourna enfin. Nos regards se croisèrent, déjà complices. L’affaire semblait bien engagée. Tandis que nous arrivions en gare de Lyon (je poursuivais, quant à moi, mon voyage jusqu’à Saint-Etienne), je me dirigeai vers le sas, espérant bien la recroiser, si elle débarquait. Elle se leva en effet. Je me précipitai pour l’aider à dégager sa valise. À ce moment, le train fit un écart brusque, elle perdit l’équilibre, et se retrouva dans mes bras. Nous éclatâmes de rire et engageâmes la conversation. Conversation brève - car le train arrivait à quai - mais instructive (j’appris par exemple qu’elle revenait d’un voyage en Australie). Au moment de nous séparer, je lui fis jurer de m’écrire un petit quelque chose, et lui dis que j’attendrais "patiemment" son message sur ma boite. Elle m’assura qu’elle répondrait à ma requête, et sur ce, elle me fit un petit signe d’aurevoir, et disparut. Une semaine plus tard, alors que je ne l’attendais plus, je trouvai sur ma boite mail le message suivant :
" Coucou c’est Eternity "marque page". J’espère que vous allez bien ! Comme vous me l’aviez demandé, je vous mets ce petit message avec un peu de retard sachant que vous êtes très "patient", et je vous laisse mon numéro […]. À TRES BIENTÔT, ETERNITY. " (cf. "Une conversation avec Eternity")
Contrairement à ce qu'on l'on pourrait croire, ce petit récit n’est pas hors sujet ici. Lorsque je rencontrai cette jeune femme, je ne songeai pas à moi, mais à NOUS : Eternity est un cadeau que je voudrais faire à Madeleine… cf. "je rencontre un homme..."
15:40 Publié dans 1. JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
George a dit dans une précédente note qu'on ne se racontait pas nos aventures "parallèles". Ce n'est pas tout-à-fait vrai (on y reviendra) et il le fait quand même ici, tout en donnant comme "prétexte" qu'il aurait cherché à séduire cette femme "pour moi". Je suis bien sûr touchée de ce geste ;-), cela dit, j'attends la suite de l'aventure car c'est une chose de séduire une femme, c'en est une autre de l'entraîner dans des jeux que beaucoup considèrent comme "pervers". Comment va-t-il amener cela ? Comment réagira-t-elle ? Lui tendra-t-il un piège, l'invitant chez nous sans qu'elle sache ce qui l'attend, ou bien lui posera-t-il la question crûment ? s'interdira-t-il toute aventure avec elle si elle refuse par ailleurs de me voir ? J'ai hâte de le savoir…
Ecrit par : Madeleine | 23 février 2006
Enfin ! Je me suis toujours demandé comment aborder une jolie femme dans un train, et grâce à NOLDA, je sais enfin comment faire ! Le croirez-vous ? Doué d'une certaine imagination pour varier les jeux amoureux, j'en suis totalement dépourvu pour aborder une inconnue in vivo. Il ne me reste donc plus qu'à m'imprimer quelques marque-pages avec mon email et l'adresse de mon futur blog, sans autres détails pour exciter à mon tour la curiosité des ravissantes inconnues qui en exercent autant sur moi, et peut-être dépasserai-je enfin l'horizon des rencontres internet. Merci Georges !
Ecrit par : vagant | 08 janvier 2007