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01 mars 2006
Notre 3ème soirée au No Comment
Hier soir, donc, nous sommes allés, comme prévu, au No Comment pour la troisième fois. Et comme les deux premières fois, tout s’est déroulé à merveille, à merveille ! Nous sommes arrivés vers minuit trente, il y avait beaucoup de monde. Madeleine portait une robe noire très sobre, et un collier de perle blanche raz du cou : elle était magnifique, très classe... Un peu étourdis d’abord par la foule, nous avons commandé un cognac et sommes allés nous asseoir à une table basse dans un salon en surplomb qui domine la piste de danse. Au bout de quelques minutes, Madeleine est allée danser. Ayant fini ma cigarette, je me suis levé à mon tour. C’est alors que mon regard est tombé sur une jeune femme remarquable. Madeleine, comme moi, la fixait avec intensité. De toutes celles qui dansaient, c’était de loin la plus élégante… : rien d’affriolant ni de vulgaire dans sa mise : elle portait une simple robe noire qui soulignait discrètement les formes de sa poitrine tout en dévoilant largement ses épaules. Je remarquai son cou magnifique, et son port, très droit, presque sévère. Elle échangea un demi sourire avec Madeleine. Je rejoignis cette dernière avec qui nous échangeâmes quelques impressions. Elle avait poussé plus loin l’observation que moi : elle avait repéré son compagnon, un homme assez sombre, la quarantaine, d’apparence froide… Nous convîmes qu’il était temps de faire un "petit tour" dans les salons. Après avoir poussé la petite porte qui y conduit, nous accédâmes dans la pièce principale où trône le grand lit. Quelques couples épars s’affairaient en silence. Nous nous postâmes derrière un pilier, en position d’observation. Nous n’y étions pas depuis deux minutes, que derrière nous surgit la jeune femme élégante accompagnée de son cerbère. Comme nous, ils s’étaient calés derrière un pilier, en position d’attente. Nous échangeâmes un regard un peu gêné, constatant ensemble la symétrie un peu ridicule de nos positions. L’homme prit les devants et posa la question d’usage : "Vous êtes des habitués?". Une petite discussion très ordinaire s’engagea, où nous comprîmes assez vite entre les mots, que nous les intéressions. Enhardi par l’intérêt qu’ils semblaient nous porter, je proposai d’emblée que nous nous trouvions un "petit coin intime". L’homme me désigna juste derrière nous une sorte de petite antre qui se trouvait libre. Il poussa la grille et nous pénétrâmes à l’intérieur tous les quatre. Tout se déroulait jusqu’à présent comme dans un rêve. Cette jeune femme que j’observais avec envie sur la piste, et qui me semblait il y a quelque minutes à peine inaccessible, voici maintenant qu’elle m’offrait son dos sublime, et posait ses lèvres chaudes sur mon cou. C’était à peine croyable ! Madeleine, elle-même, ne semblait pas en revenir. Nous eûmes à peine le temps d’échanger nos prénoms, tant nous étions pressés d’échanger des caresses. Je pris Cécilia (tel était son nom) dans mes bras, et dénouai le noeud de sa robe : j’avais hâte de prendre ses seins dans mes mains. Elle se laissa faire et même m’encouragea, tandis que Madeleine glissait furtivement sa main dans la chemise de Baptiste. J’avais ôté également la mienne, de sorte que je me trouvais maintenant corps à corps avec Cécilia. Sa peau était très douce. Je n’étais pas le seul à l’apprécier. Tout en caressant le torse de Baptiste, Madeleine passait sa main dans le cou de Cécilia. Nous jugeâmes qu’il était nécessaire de nous défaire de nos vêtements restants Nous étions désormais tous nus dans cette petite grotte artificielle, défendue par une grille dont Baptiste avait fermé le loquet pour décourager d’éventuels intrus. De fait, quelques couples étaient là qui nous observaient. Je ne m’en occupai guère, n’ayant pas un goût particulier pour l’exhibitionnisme… Il est vrai aussi que j’avais à faire. Cécilia s’offrait à moi entièrement. Son corps souple et doux frémissait et semblait appeler des plaisirs plus vifs. Elle coiffa mon sexe, non sans l’avoir délicatement sucé auparavant, d’un préservatif, et je pénétrai en elle. Son sexe, que j’avais léché peu auparavant avec délice, était étroit et accueillant. Ma bouche vagabondait des lèvres de Cécilia à celles de Madeleine ; mes mains faisaient de même, prenant tantôt le sein de l’une, tantôt le sein de l’autre. Je le dis solennellement : je ne connais pas de plaisir plus grand que de tenir deux femmes nues dans ses bras, pas de plaisir plus intense que celui de sentir palpiter le sexe d’une femme et frémir le sein d’une autre. Madeleine se laissait maintenant lécher la chatte par Baptiste et semblait y prendre un plaisir tout spécial. Parfois je m’emparais de ses lèvres avec passion, pour lui communiquer quelque chose de ma ferveur. De peur de paraître trop démonstratif, et par égard aussi pour Baptiste à qui je ne voulais pas trop montrer l’intensité de ma jouissance, je retenais mes râles dans ma gorge. Ma compagne aussi était silencieuse, quoiqu’elle s’agitât fébrilement sous moi : elle se branlait frénétiquement la chatte tandis que j’allais et venais en elle. Baptiste en faisait de même et je fus presque surpris, tant j’étais absorbé dans ma jouissance, de l’entendre soudain venir et crier de plaisir. Celui-ci s’étant retiré de la partie, je demeurai seul au combat. Madeleine et Cécilia (qui continuait d’aller et venir sur ma queue) s’enlacèrent et s’embrassèrent tendrement. Sentant venir la fin, je m’abandonnai alors complètement et jouit en elle. Je restai suspendu, comme dans un état de pesanteur, pendant quelques minutes, ne trouvant que la force de souffler à mi-voix : "Je suis au paradis". Nous nous séparâmes assez brusquement après l’incontournable séance de rhabillage. Nous les retrouvâmes dans la boite assis l’un contre l’autre. Il était presque trois heures du matin. Avant de partir, nous en profitâmes pour échanger quelques mots. Nous nous embrassâmes sur les lèvres, et nous séparâmes en nous promettant bien de nous revoir un jour (nous avons échangé nos adresses). De retour à la maison, j’étais encore tout excité de ce que nous avions vécu. Et n’eût été la fatigue de Madeleine, je l’aurais prise avec fougue. En se réveillant ce matin, Madeleine m’a pris dans ses bras, et nous avons fait l’amour avec passion.
(Lire notre 4ème soirée au No Comment)
11:20 Publié dans 1. JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Une fois de plus, hier, j'ai été frappée de voir le cloisonnement entre les deux espaces que sont la partie "boîte de nuit" et la partie "salons câlins". Dans le premier, comme dans une boîte classique, on se regarde, on se frôle, quelques caresses sont parfois osées (mais elles restent timides en général), mais dans l'ensemble les gens semblent vouloir paraître détachés, presque indifférents. Dans le second, on se saute dessus sans trop de formalités ! Mais ce que je trouve magique, c'est, comme l'a dit Georges, de repérer quelqu'un, de le désirer, et quelques minutes plus tard de se retrouver à faire l'amour avec cette personne ! Nous avons une expression entre nous pour désigner la sensation que nous pouvons avoir au moment du basculement, quand la personne désirée nous "tombe dans les bras" : "c'est le père Noël" qui passe pour les grands enfants que nous sommes (aux désirs inavouables - sauf à vous…).
Ecrit par : Madeleine | 26 février 2006
merci car maintenant je sais.. et un jour peut-être aurais-je la chance de vivre un de c moment...
Ecrit par : Jérémy | 27 février 2006
Etrange que de vous retrouver ici, tout d'abord sur le forum d'aufeminin et après par curiosité sur votre blog.
Car j'étais moi même, samedi dernier dans ce lieu de délices, accompagnée de quelques amis pour fêter l'anniversaire de deux d'entre elles.
Troublant ces coincidences, même pour toi, lorsque tu as cru apercevoir la personne que tu as pris dans tes bras samedi soir, se retrouver devant toi lors de ta conférence.
Votre blog est très sympa ; j'y prends plaisirs à le lire. Je n'ai pu encore tout parcourir mais prendrai le temps de le faire car il est fort bien écrit, et lorsque les récits ne sont pas envahis de fautes d'orthographe, c'est encore plus plaisant.
Cristaline, vêtu d'une robe rouge samedi soir.
Ecrit par : cristaline | 28 février 2006
Cette entrée est délicieusement troublante. J'en tremble presque. Je vous devine dans la pénombre de l'alcôve... quatre corps en effusion, masse de chair mouvante et floue, au rythme sur deux temps...
Je ne parviens pas à comprendre cette sorte de respect, en ne manifestant pas aussi bruyament que vous l'auriez apparement fait spontanément, votre plaisir. Vous prenez le corps de cette femme sous les yeux de son compagnon, qui lui prend son plaisir avec la vôtre, à côté de vous, à ce point prèt de vous que vous pouvez tenir les deux femmes, et malgré cela, il reste encore une barrière?!
J'en suis étonné.
Ecrit par : fascinus | 22 mars 2006