01 mars 2006

Notre 2ème soirée au "No Comment" (III)

   À peine avions-nous remis nos vêtements pour nous remettre de nos émotions, que revenant sur les lieux de nos ébats, nous croisâmes un couple qui capta notre attention. Et pour cause ! La jeune femme, perchée à l’aise sur des escarpins noirs, était blonde platinée, les lèvres pulpeuses, les seins conquérants. Elle représentait le type même de la blonde sexy, vers laquelle tous les mecs se retournent dans la rue. Lui paraissait tout jeunot à côté d’elle. Il représentait, quant à lui, le type parfait du méditerranéen: beau visage mat, chevelure noire, corps musclé et vigoureux. On ne pouvait pas imaginer couple plus contrasté: à n’en pas douter, ce couple résultait d’un rafistolage vénal et occasionnel. Reste que, étant beaux et gais tous deux, ils étaient plutôt bien assortis. Ce fut elle (Valeria) qui vint à notre rencontre. Madeleine se trouvant sur son passage, elle lui souffla à l’oreille: "Un baiser pour passer?...". Nous nous liâmes en quelques minutes, et nous dirigeâmes spontanément vers une des cabines de paquebot. Le corps de Valeria avait, dans sa perfection même, quelque chose d’artificiel. On ne m’aurait pas étonné si l’on m’avait appris qu’il était passé par la chirurgie esthétique. Ses seins en particulier étaient suspectement ronds et gros. La peau de son visage semblait aussi étrangement lisse. En d’autres circonstances, cette femme m’aurait repoussé, mais il se trouvait qu’elle était fort mutine. C’est elle qui mena la danse, car, par comparaison, son compagnon manifestait une timidité toute juvénile. Madeleine l’aida à se décontracter et lui fit une fellation. Pendant ce temps, ma blonde, me glissait entre les mains comme un poisson: elle se dérobait à mes caresses, ou plutôt se dérobait à la caresse pénétrante de mon sexe érigé. Je compris assez vite qu’elle ne souhaitait pas que je lui fisse l’amour, et par conséquent n’insistai pas. De son côté Madeleine avait réussi à mettre le petit méditerranéen en confiance. Il bandait maintenant à ravir, et allait et venait dans Madeleine. La chose s’était faite presque sans que je m’en rendisse compte. Soudain, j’eus une commotion intérieure. Je me dis: "Merde ! ce type est en train de baiser ma femme sous mes yeux!". Mais cela ne dura que quelques secondes, car aussitôt après avoir senti en moi quelque chose vaciller et aperçu comme le spectre formidable de la Jalousie, tout se retourna, et au vil sentiment de jalousie primaire succéda un autre sentiment, imprévu et noble, qui était le Désir. Un désir considérable, que je n’aurais jamais imaginé, et qui naissait de la vision de MA femme entreprise par ce bel homme. Ce dernier était aux anges, et répétait sans cesse à celle qu’il faisait vibrer: "Comme tu es belle! Comme tu es belle! Mon Dieu, quelle chance j’ai de faire l’amour à une femme telle que toi!" Il avouait de manière touchante sa jeunesse et son inexpérience. Madeleine paraissait sensible à ces aveux pleins de candeur ; à cette fougue aussi qui est le propre de l’adolescence. Il y eut un moment rare de communion sexuelle: je m’étais allongé en travers du lit: pendant que Valeria me suçait, Madeleine m’embrassait, tandis que je sentais les secousses régulières de son corps, engendrées par les allées et venues d’Alessandro (c’était son nom) en elle. Je déchargeai en criant très fort. Alessandro fit de même. Ce feu d’artifice général ne mit pourtant pas fin à nos ébats. Il était quatre heures du matin, et nous avions encore de l’appétit! Madeleine et moi nous occupâmes de Valeria. Nous fîmes quelque chose d’incroyable, en tout cas, que je juge rétrospectivement incroyable, eu égard à ce que nous pensions possible de faire quelques mois auparavant: tandis qu’elle s’était mise à quatre pattes, nous léchions de concert sa petite chatte blonde. Nous étions tête contre tête: Madeleine me jeta un regard éperdu: elle se sentait plonger dans le gouffre du plaisir, et s’en inquiétait. Je lui souris pour la rassurer. Le jeune homme se glissa jusqu’à nous. Madeleine se détourna et s’intéressa derechef à sa queue. Cette vision fit rebondir en moi le désir. J’eus, alors que je venais de livrer ma semence quelques minutes avant, une nouvelle et très forte érection (ce qui m’arrive rarement). Je m’emparai de Madeleine et la pénétrai sous les yeux stupéfaits de nos amis. Enfin, nous mîmes un terme à cette fête des sens. Nous nous rhabillâmes en plaisantant. Nous formions un petit quatuor heureux et léger. À la sortie du No Comment, nous fîmes quelques pas avec eux, puis nous séparâmes d’un coup sans échanger nos adresses. Nous le regrettâmes ensuite, car, vraiment, nous aurions volontiers aimé les revoir. C’est hélas ainsi que les choses se passent dans ce milieu. On vit des choses très intimes et très fortes, puis soudain tout s’évanouit. Aurons-nous un jour la chance de recroiser la belle Valeria et le bel Alessandro. Nul ne le sait.

(lire notre 3ème soirée au No Comment)

 

Commentaires

bonjour
je suis un jh de 32 ans 1 m 68 55 kgs tres mignon
sain de corps et d esprit ...
d un bon niveau social et culturel : sans experience dans ce domaine
j'aurais aimé candidater pour vous rencontrer et coquiner avec vous et notamment mme !
je suis totalement débutant et préviligie le tact la finesse
et l expression de la libido et de l'orgasme partagé
je peux vous donner des photos de moi et moyens de m appeler
j aimerais savoir si vous seriez par une telle candidature
physiquement disons que tout va bien

Ecrit par : phil | 07 mars 2006

Une question en réaction à la proposition (alléchante) de Phil..

Quelle est votre perception d'une relation à trois? L'assymétrie de la relation vous rebute-t-elle?
La jalousie est-elle totalement écartée pour vous?

Ecrit par : Leeloo | 07 mars 2006

Pour Phil : merci de cette proposition "alléchante" comme dit Leeloo, mais ce n'est pas tout à fait dans l'esprit de ce blog… Nous ne cherchons pas à "rencontrer" des personnes par cet intermédiaire, mais plutôt à partager des réflexions et des expériences. Je suis sûre que vous trouverez ailleurs des "candidats" pour faire votre initiation. Bonne chance en tout cas…
Pour répondre à Leeloo, tout dépend de ce qu'on entend par "relation à trois"; en ce qui nous concerne, nous la vivons plutôt comme une relation à "2+1". Quant à la jalousie, elle ne manquera pas de faire l'objet d'une (ou plusieurs) note(s) ultérieure(s)…

Ecrit par : Madeleine | 07 mars 2006

magnifique site,merci pour votre texte il décrit bien l'ambiance des clubs échangistes et donne envie d'y aller.
pour ma part c'est déja fait,j'ai adoré mais voila je ne suis plus accompagné et les soirées trio ne sont pas intéréssentes,trop d'hommes et peu de femmes.
Si vous avez une amie qui a besoin d'un accompagnant,n'hésitez a me contacter.
je tenais a féliciter madeleine pour sa beauté, monsieur a beaucoup de chance.
Pour ma part je crois que je serais a la hauteur "physiquement "si je devais me "frotter" a madeleine.
Bises et a bientot j'espere...............

Ecrit par : vince | 04 février 2008

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