01 mars 2006

Un fiasco à "L'Overside" (II)

   On revint vers le bar, et c’est à ce moment précis que nous remarquâmes un jeune couple qui tranchait, par sa beauté et sa gaieté, sur la médiocrité ambiante. Je les hélai gentiment en leur demandant ce qu’ils pouvaient se dire de si amusant à l’oreille – car ils riaient beaucoup. Ils se joignirent à nous. La jeune femme était un peu rondelette, mais son visage était piquant : ses yeux étincelaient. Lui avait un corps élancé et des lunettes d’étudiant en cinéma. Une discussion à bâtons rompus s’engagea sur les clubs échangistes parisiens. Le jeune homme paraissait incollable sur le sujet; il les avait toutes fréquentées et en particulier Les Chandelles, dont il était fier de dire qu’il y entrait "comme dans un moulin"... Il orienta ensuite la conversation sur le fameux site de rencontre Meetic, qu’il pratiquait intensément. Je dois dire que, sur le sujet, il nous stupéfia Madeleine et moi : à l’en croire, ce système lui avait permis de faire des "centaines de rencontres" qui, presque toutes, s’étaient soldées par une conclusion heureuse... Certes je n’ignorais pas que Meetic était une petite révolution sociale, mais nous en avions là la preuve vivante. Pendant que le garçon, intarissable, affectait une sorte de désenchantement face à ses succès innombrables, quoique à ses yeux immérités, la jeune femme restait silencieuse. Nous apprîmes qu’ils s’étaient justement rencontrés par Meetic et que leur présence à L’Overside s’expliquait par cela. Il avait eu envie d’y aller, malgré "son immense fatigue", et elle aussi : ils s’étaient donc entendus pour s’y retrouver... Fahrid (je révèle son nom), tout en parlant, effleurait Madeleine de ses épaules ; je sentais qu’il était attiré par elle, mais, comme ivre de sa conversation, il oubliait de faire les gestes nécessaires. La petite me frôlait aussi, tout en souriant, et à plusieurs reprises, il me vint l’envie de l’attirer à moi, et de l’enlacer. Je n’en fis rien pourtant, me disant qu’il serait toujours temps plus tard, tant la chose paraissait facile... Sentant la conversation s’appesantir – Fahrid n’en finissait plus d’égrener ses conquêtes en s’excusant presque de leur excessive facilité – je lançai soudain : "Et si nous passions maintenant à la pratique!", et d’indiquer du doigt les salons au fond. Nous quittâmes le bar, et partîmes joyeusement ensemble. Parvenus dans le labyrinthe, tout se refroidit brusquement. Le jeune homme faisait la moue, comme dégoûté. Sa compagne guettait anxieusement ses réactions. Nous piétinâmes, gênés, autour de couples qui baisaient de manière brutale. Madeleine semblait très à mal à l’aise, déçue apparemment que l’étudiant en cinéma n’esquisse aucun geste affectueux à son égard. Et soudain, tout s’effondra : le jeune homme nous interpella et nous dit : "Bon ! je suis vraiment trop fatigué, on y va!" et d’entraîner, sans que nous ayons eu le temps de réagir, sa docile donzelle vers la sortie. Madeleine me regarda, stupéfaite : elle était furieuse: furieuse contre eux, mais aussi furieuse contre moi, qui n’avait pas eu la présence d’esprit de dire un seul mot pour les retenir. Je me hâtai vers la sortie pour les rappeler : trop tard! ils avaient disparu. La dernière heure que nous passâmes à L’Overside fut pitoyable. Madeleine semblait avoir perdu toute confiance et tout désir. Quant à moi, j’essayai de sauver la mise par tous les moyens (j’osai même supplier un couple de nous accepter à côté d’eux, à quoi ceux-ci répondirent un "oui" sans enthousiasme...) mais rien n’y fit. Enfin, je décidai de mettre fin au désastre et de quitter les lieux. Le retour dans le taxi fut silencieux, presque sinistre. En rentrant, nous nous consolâmes mutuellement par une discussion franche où nous mîmes sur le dos de L’Overside et du mauvais jour choisi (jour de semaine et, qui plus est, pendant les vacances) les raisons de notre échec. N’étions-nous pas bien au-dessus de cela ! Il en faudrait plus pour nous décourager ! De fait, notre 3e sortie au No Comment effaça complètement le mauvais souvenir de L’Overside. En attendant, nous avions vu et compris que les boîtes échangistes pouvaient devenir, si les conditions n’étaient pas réunies, un véritable cauchemar…

 

(lire notre 1ère soirée au No Comment)

Commentaires

bjr a vous !,mlle madeleine et votre homme.vous etes tomber sur un soit-disant "gentlemam",qui n a que l apparance (tant pis pour lui).j aurai ete plus courtois envers vous,( l education se perd ! ).pour qu une soiree soit reussis,cela depend des partenaires de jeux..........! ).au plaisir d en partager ensembles,moez 38ans 176 70 yeux noisettes:remplient de bcps de "sensualitees" !.ecrivez sur mon mail:moez.galouzi@club-internet.fr ou au:0662454889.je vous embrasse tous doucement !

Ecrit par : galouzi | 04 mars 2007

bonjour, je suis tombé sur votre témignage par hasard, car je reherche un club échangiste, avec ma copine nous voulons faire l'expérience, il ya une amie qui m'a conseillé OVERSIDE, mais je n'en sais pas plus, c'est possible de me donner votre opignons? svp en plus debutant que nous sommes ,je compte sur vous pour une pré-initiation merci encore de me repondre, je vous laisse mon mail: bnoela@yahoo.fr

Ecrit par : dylan | 04 mars 2008

je cherche femme pour ce soir 0646298661 mike

Ecrit par : mike | 25 juillet 2009

Je vais tres souvent à l'Overside, et considere ce club comme le plus chaud donc le meilleur de la capitale et de loin. Ce n'est pas parce que vous avez été maladroit dans vos rencontres, que le club est mauvais. La prochaine fois, appelez moi, je vous aiderai à apprendre "les rencontres libertines"...

Ecrit par : Dan | 14 août 2009

Vicenzo a beaucoup, il y a quelques années fréquenté l'overside et y a passé de mémorables soirées. Mail aucun club n'est constant, on peut y vivre de mauvaises expériences.
Bonne continuation

Ecrit par : vicenzo verna | 02 novembre 2009

c'est la premiere fois, je cherche un demoiselle pour m'accompagner!! 0661877148

Ecrit par : david | 21 novembre 2009

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