14 avril 2006

IV. Jouir sur un ponton (par Flore) (1)

Nous sommes en août. En vacances. La chaleur suffocante de l'après-midi nous contraint à l'inactivité. Le rapprochement des corps est au-dessus de nos forces. Nous attendons la pluie salvatrice, qui viendra inévitablement nous libérer de cette atmosphère pesante. Elle arrive. D'abord en fines gouttelettes puis plus violente. Une pluie que nous nous plaisons à regarder par la fenêtre ouverte pour profiter de la bruine rafraîchissante. Puis c'est l'accalmie. Le soir tombe déjà. Chacun se prépare à passer à table. Les odeurs de cuisine, le tintement de la vaisselle que l'on place sur la table, le grondement des chaises que l'on déplace s'échappent des fenêtres grandes ouvertes. La vie reprend. Mickaël et moi décidons de sortir. De marcher un peu. Une promenade au bord du lac.
Je le connais depuis peu. Il me précède dans l'escalier. Je l'observe. Je perçois chaque mouvement, chaque détail: ses muscles, son corps fin, sa démarche, sa nuque… Je le retiens par l'épaule. Puis, de ma position légèrement surélevée, je lui dépose un baiser chaud dans le cou, juste au dessous de l'oreille, je lui mordille le lobe, puis je force ses lèvres avec ma langue. La promenade s'annonce bien. Tout à fait à mon goût.
Nous sortons de l'immeuble puis nous nous dirigeons vers le lac à quelques mètres de là. Quelques promeneurs profitent, comme nous, des dernières lueurs du soir. Il me tient par le cou, je le tiens par la taille, m'accrochant au passant de son jean. Lorsque nous traversons des coins sombres, nous nous amusons à des caresses plus coquines. Il passe une main sur mes seins. Je lui caresse les fesses. Il s'aventure sous mon débardeur puis il se retire dès que nous croisons un passant. Je frôle son sexe à travers la toile. Je précise ma caresse d'une main plus déterminée. Ce petit jeu nous émoustille... Chemin faisant, nous nous éloignons de la ville, la nuit tombe, les promeneurs se font de plus en plus rares. La lune se reflète sur le lac. Nous nous installons sur un ponton. Je m'assois, le dos contre son torse. Il fait bon. Je sens son souffle sur mon oreille. Il soulève mes cheveux. Dégage mon cou. M'embrasse. La douceur de son baiser dégage une onde qui me donne la chair de poule. Je me tends davantage pour qu'il continue. Il soulève mon débardeur, cette fois sans le souci de se retirer. Il descend mon soutien gorge et malaxe ma poitrine tout en maintenant ses baisers. J'entrouvre les lèvres et je cherche sa bouche, qu'il ne me donne pas. Il joue avec moi. Je vais jouer avec lui. J'ondule du bassin de façon à appuyer sur son entrejambe. Je sens son sexe se durcir. Son souffle se fait plus sonore. Brutalement, il passe une main sous ma jupe et saisit mon sexe brutalement. Je comprends son désir. Je me dégage de son étreinte. Je me retourne. J'admire le spectacle de son pantalon déformé par l'érection. Je le regarde. Il comprend mon intention. Je le fais languir un peu. Je caresse à travers le tissu. Il meurt d'envie que j'ouvre, que je sorte, que je le branle, que je le suce ... mais non, pas tout de suite.

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