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11 juin 2006
Artémis, ou le rêve réalisé (I)
Je terminais naguère une note par cette phrase : « Crois-moi, il ne se passera pas un mois avant que nous ne partagions l’état de grâce de Diane…! » Un mois s’est passé, et le rêve de Diane s’est réalisé. Hier soir. Pour qui l’aurait oublié, le rêve de Diane faisait allusion à une scène d’un roman éponyme que Madeleine m’avait offert, dans laquelle l’héroïne éponyme vivait un trio « idéal » avec une femme et son compagnon. Plus largement le rêve de Diane renvoyait à la promesse que j’avais faite un jour à Madeleine de lui offrir une femme, de lui faire un "cadeau". La nuit dernière, le rêve s’est réalisé au-delà de mes espérances, mais l’ironie du sort veut que c’est Madeleine qui m’a offert une femme, et non moi ! Ce cadeau porte un nom : Artémis, oui, vous avez bien lui, ARTEMIS, comme la divine chasseresse de la mythologie. De la déesse grecque, Artémis ne porte pas seulement le nom, elle a aussi la puissance redoutable et la beauté suggestive. Notre Artémis moderne est une jeune fille de vingt ans, avec laquelle Madeleine correspond depuis plusieurs mois par email. Dernièrement elles se sont vues, et sont devenues plus intimes. Entrée en confiance, Artémis lui a confié ses secrets : elle apprit d’elle qu’elle avait depuis plusieurs mois une relation clandestine avec un homme marié, que tous d’eux vivaient une grande passion sentimentale et sexuelle, parfois difficile. Toutefois les choses s’étaient depuis peu compliquées : son amant lui avait fait part de son envie d’inviter une femme à leur cérémonies amoureuses, ce qui l’avait jetée dans une très profonde perplexité. Convenait-il d'obtempérer aux désirs de son amant, ne risquait-elle pas de le perdre, accepterait-elle surtout l’idée de le partager avec une rivale ? Toutes ces questions, Artémis les avait soumises à Madeleine, qui avait fini par lui donner l’adresse de notre blog. Artémis s’était jetée dans sa lecture, en quête de réponses à ses interrogations, mais par delà cette recherche, elle avait vu aussi mes photos… Elle s’en était ouverte à Madeleine, lui avouant à demi-mot que si elle ne sentait toujours pas prête à partager son amant, elle n’était plus tout à fait hostile à l’idée même du partage, que, par exemple, elle était désormais disposée à aller dans un club. De là était née l’impression chez Madeleine qu’elle se plairait à notre compagnie, voire qu’elle ne serait peut-être pas indifférente à nos charmes. Prenant l’initiative, Madeleine lui avait proposé de me présenter au cours d’un dîner intime chez nous, invitation qu’elle avait accueillie aussitôt avec enthousiasme. Avant-hier, Artémis nous confirmait sa venue. Hier, vers huit heures, je découvrais fébrile pour la première fois celle dont Madeleine m’avait tant parlé et tant vanté les mérites…
22:10 Publié dans 1. JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
Commentaires
Cher George,
Encore toute imprégnée de notre soirée d'hier, j'attendais ce soir avec impatience le récit que vous feriez de notre rencontre...
Je revis en vous lisant mes doutes et mes interrogations sur le libertinage, et retrouve ma fébrilité à l'approche de ce dîner dont j'avais accepté l'invitation, enthousiaste et troublée, à l'idée de ce qu'il pourrait s'y passer. C'est un peu prête-à-tout et prête-à-rien que je me rendais chez vous ce soir là; prête à être séduite, prête sans doute à séduire, et pourtant si incertaine de ce qui allait se passer...
Ecrit par : Artémis | 12 juin 2006
Le suspense est à son comble !
Ecrit par : Alexis | 12 juin 2006
On se croirait dans un roman... et quel suspens toujours... parfois terrible!
Ecrit par : fascinus | 12 juin 2006
J'avoue... je fonds...
Ecrit par : Alice | 13 juin 2006
Encore un peu de patience, Georges est parti pour deux jours et doit rédiger la suite, mais j'ai bien peur qu'il nous en fasse un roman…
Ecrit par : Madeleine | 13 juin 2006
Rien à voir avec le Schmilblick, mais si vous pouviez aller jeter un oeil sur cette page:
http://correspondancesmaitrisees.blogspot.com/
Je me suis permis de constituer une équipe de foot libertine pour affronter le SM Football club, et j'ai attribué à ce cher Georges le rôle de meneur de jeu.
Va falloir se serrer les coudes, les maitresses d'en face sont remontées à bloc...
Ecrit par : Lucien | 13 juin 2006
Me voici de retour! J'ai encore des brins de paille dans les cheveux. Je suis tout ému de votre message Artémis. Bouleversé même. La suite est là dans ma clé USB, je vais la mettre en ligne d'ici peu. Madeleine a raison, je suis en train d'en faire un roman, disons plutôt une petite nouvelle. Vous verrez. Merci à Alice, Fascinus et Alexis de nous suivre si fidèlement. Quant à vous Lucien, je vous remercie de m'avoir attribué le rôle de "meneur de jeu": serais-je donc le Zidane du Libertinage? Vous êtes en tout cas le meilleur "sélectionneur" de la chose que je connaisse.
G.
Ecrit par : Georges | 14 juin 2006
Je t'ai effectivement décrit comme un artiste qui caresse le cuir comme un véritable orfèvre.
N'hésite pas à aller voir ton profil ainsi que celui de tes coéquipières, je me sens un peu seul sur le terrain des dominas...
Ecrit par : Lucien | 14 juin 2006
Georges, tu as trouvé un bon moyen de nous faire saliver... ton histoire de clé USB c'est un peu léger...
Lucien ! Enfin du sport rigolo ! Je m'échauffe et j'arrive...
Did
Ecrit par : Electronic-lover | 14 juin 2006
Lucien, je suis allé voir la composition de ton équipe: elle est imbattable, non pas seulement parce que je suis le meneur de jeu (le libertinage est un jeu collectif!), mais parce que ta stratégie, qui se dessine à travers le choix de mes coéquipiers, est imparable.
E-Lover, la clé n'est pas une invention, non plus que cette histoire, en tout point vraie (à un détail près, que m'a signalé Madeleine hier soir, qui concerne les motifs des robes: "à points noirs sur fond blanc" pour elle, à rayures blanches sur fond noir" pour Artémis!...). La vérité, parfois, est impossible parce qu'elle est poétique, d'où le mensonge littéraire...
Ecrit par : Georges | 15 juin 2006
Georges, Did...on vous attend dans les vestiaires !
Flore se sent un peu esseulée au milieu de toutes ces maitresses et soumises...
Ecrit par : Lucien | 15 juin 2006