21 novembre 2006

Strip-poker conjugal

Dans une note publiée en juillet, nous nous étions livrés à un petit jeu érotique autour de la lecture d’un roman de John Flaherty Cox, dont le déroulement avait été si plaisant et le dénouement si flamboyant, que je n’avais pu m'empêcher d’en faire la publicité auprès de vous. Je m’en vais vous faire aujourd’hui la promotion d’un autre divertissement, mêlant aussi bien ludisme et érotisme, je veux parler, du strip-poker. Certes, l’idée n’est pas originale (qui ne l’a évoquée, ou pratiquée, un jour dans son adolescence ?); ce qui l’est plus, c’est d’en appliquer les règles à la lettre et d’aller jusqu’au bout, en exigeant de son partenaire (s’il perd) d’ôter tous ses vêtements – ce qui n’arrive presque jamais d’ordinaire, la partie s’arrêtant au moment où la gêne, ou le ridicule, s’installe. Samedi dernier, Madeleine était bien décidée à faire une vraie partie, dont nos corps, dénudés, offerts, seraient l’enjeu. Pour l’occasion, j’avais préparé un feu de cheminée bien vif. Madeleine avait posé, quant à elle, les verres de cognac sur la table. Ne restait plus qu’à distribuer les cartes. Nous avions convenu d’abord de nous partager les jetons en nombre égal; chaque fois que l’un d’entre nous aurait épuisé son capital, il devrait enlever l’un de ses vêtements. medium_DSCF2128.JPGJe gagnai facilement les quatre premières manches. Madeleine n’avait plus alors sur elle que son slip et son soutien-gorge. Grâce à un très inattendu carré de huit, que Madeleine voulut "voir" absolument (persuadée que sa quinte triompherait), j’eus le plaisir de remporter d’un seul coup la cinquième manche. Madeleine dégrafa son soutien-gorge, le sourire aux lèvres, résignée... La lumière douce du foyer alla aussitôt caresser ses seins. Je pris mes cartes en essayant de me concentrer sur les figures. Les verres remplis de cognac, les dames de cœurs jetées et renversées sur la table, la poitrine de Madeleine s’allumant des dernières clartés du brasier, tout cela me montait cependant à la tête, et se cristallisait sous la forme d’une excitation qu’il me devenait difficile de cacher.medium_DSCF2131.JPG Elle le devint d’autant plus que je perdis les quatre manches suivantes et me retrouvai à mon tour dans le plus simple appareil (ou presque), un slip servant seul à masquer ma triomphale raideur. Le moment de vérité approchait : la dernière manche nous départagerait, et l’on saurait enfin lequel de nous deux se séparerait de son ultime attribut. La partie fut disputée, épique, magnifique. Enfin, j’abattis mon jeu : face au brelan de dames de Madeleine, s’alignèrent les cinq cartes qui marquaient mon triomphe : dix, valet, dame, roi, as : suite majeure ! Je poussai un cri de victoire. Madeleine s’inclina, et enleva son slip.
(suite au prochain épisode).

Commentaires

Ca tombe bien, je commençais à m'énerver sur ma bécane !
Je voulais juste dire que c'est pas avec vos petits jeux qu'on va découvrir la tenue Leg Avenue...
J'espère que je la verrai peut être un de ces jours en grandeur nature...)

Ecrit par : Lucien | 21 novembre 2006

pas de Livre d'or. Alors je laisse ici mon commentaire positif sur votre blog où j'ai pris un grand plaisir à me balader...
Je reviendrai...
Arthémisia

Ecrit par : Arthémisia | 22 novembre 2006

Non! pas de Livre d'or, en effet, il y a longtemps que nous devons en faire un, mais ce que je n'aime pas dans le livre d'or c'est que les compliments sont souvent du même métal, et que cela fait toujours un peu toc. Je suis sensible à votre appréciation "positive" et j'espère vous revoir très bientôt Arthémisia (qui portez un nom qui me rappelle celui d'Artémis, de très heureuse mémoire - que je salue au passage d'un baiser brûlant sur l'épaule!)
G.

Ecrit par : Georges | 22 novembre 2006

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