07 décembre 2006

La partie immergée de l'iceblog (1)

Ceux qui nous suivent depuis le début de cette aventure le savent : NOLDA est une sorte d'iceberg, dont seule la partie émergée est visible: un iceblog, en somme. Certains d’entre vous – lecteurs plus récents peut-être – s’imaginent que nous racontons tout ce qui nous arrive de piquant (sexuellement parlant, j’entends) dans le blog ; or, au risque d'être taxé de forfanterie, j’oserai dire que c’est le contraire. Une partie considérable de notre vie amoureuse est absente de NOLDA, et cela pour une raison qui tient précisément au contrat (implicite) que nous avons signé tous deux, et dont la clause principale stipule que nous devons être de la plus grande discrétion imaginable sur nos aventures extra-conjugales… En clair, je ne dis presque rien des femmes que je rencontre, Madeleine ne me dit quasiment rien des hommes avec qui elle passe des soirées et parfois des nuits. Ne passe dans l’écriture que ce que nous vivons ensemble, dans une complicité ouverte. Cette mise au point n’a pas pour but de faire étalage de nos exploits ou de vous prouver que nous avons une vie amoureuse cent fois plus intense que la moyenne des couples, mais plutôt de rappeler à ceux qui nous sont fidèles, que notre libertinage duel est assorti d’un libertinage individuel, et que c’est cela, justement, qui constitue notre originalité dans la blogsphère libertine, voire notre marginalité.medium_FE94750_1_.jpg
A ce propos, il me revient une anecdote qui m’a permis de comprendre cela, à savoir que la subversion n’est pas toujours là où l’on croit : un jour, ou plutôt un soir, nous fûmes invités chez un couple à dîner : c’était la première fois que nous les voyions ; lui était au courant de nos agissements, étant un lecteur régulier de NOLDA, sa femme en revanche ne savait rien de nous, mais nous savions par les confidences que nous avait faites son ami qu’ils avaient fréquenté naguère des clubs libertins, bref qu’elle n’était ni une Agnès ni une Solange... Nous passâmes avec eux, ce soir-là, un moment très agréable. Le vin aidant, nos langues se délièrent (je veux dire celles de la confidence): Madeleine et moi parlâmes de nos maîtresses et amants respectifs en en vantant franchement les voluptés quoique n'entrant jamais dans les détails. C’est alors que quelque chose d’inattendu se produisit : la jeune femme se leva brutalement et disparut. Au bout d’un certain temps, ne la voyant pas revenir, je m’inquiétai de son sort. Son ami me rassura en nous disant qu’elle était "montée". Là-dessus, nous décidâmes de nous séparer. Quelques mois plus tard, celui-ci nous apprit que son amie avait quitté la table parce qu’elle n’avait pas « supporté » notre éloge de l’adultère !... J’en conclus donc qu’il y a dans notre mode de vie, non pas une mais deux transgressions: libertinage et adultère, et que si ces transgressions sont acceptables séparément pour quelques-uns (libertins ou séducteurs), leur conjugaison est à peine tolérable pour la plupart (suite au prochain épisode)

Commentaires

Je comprends en effet combien vous êtes originaux dans votre conjugaison du libertinage en duel et en individuel... C'est en effet un aspect rare et étonnant car, autant je comprends ce que le couple peut s'enrichir en libertinant ensemble, autant il est plus difficile de le comprendre pour des rencontres individuelles...

Ecrit par : C&M | 07 décembre 2006

Un article très intéressant, qui remet sans doute les points sur quelques "i" qui sinon se prenaient pour des "l".

Pour ma part, je trouve votre démarche de couple impressionnante, rare et belle. Je crois même que je vous envie.

C.T.

Ecrit par : Clown Triste | 07 décembre 2006

C'est marrant, je ne sais pas si c'est moi qui ai l'esprit tordu, mais je trouve que la gauche de cet iceberg a un aspect plutôt ... phallique.
Ca sentirait presque le photomontage.

Ecrit par : Lucien | 07 décembre 2006

Ce qui est rare est beau.
Tu n'as pas l'esprit tordu, ni moi non plus, c'est la Nature qui est pornographique...
G.

Ecrit par : Georges & Madeleine | 08 décembre 2006

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