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30 août 2007
Au théâtre ce soir! (5)
- « Un peu frustré, j’imagine… »
Je m’apprête à répondre poliment que non, mais Madeleine me coupe, sourire en coin : « Ne t’en fais pas, j’ai prévu la suite… Laisse-moi quelques minutes et… » Elle disparaît dans notre chambre. Je me cale dans le canapé du salon, en attendant la reprise du spectacle. Il ne se passe pas dix minutes (pendant lesquelles je me suis servi un whisky) que Madeleine est de retour. Elle porte un déshabillé noir qui lui arrive à mi-cuisse et des escarpins. Je ne peux pas m’empêcher de laisser échapper un Ouah!... de satisfaction. Elle fourre un CD dans la chaîne Hifi. Des notes suaves s’en échappent ; Madeleine commence à onduler du bassin. Elle a lâché ses cheveux. Ses bras les remontent jusqu’aux tempes et les laissent retomber sur ses épaules. L’effet est magnifique. Je n’en crois pas mes yeux ! Je retrouve, devant ma propre épouse, les sensations de tout à l’heure. Envie irrésistible de toucher tout de suite, réfrénée par l’envie de prolonger le plus longtemps possible le charme des mouvements. Madeleine s’empare de la chaise, se frôle et se frotte à elle, s’enroule autour d’elle, la chevauche enfin comme une danseuse de Cabaret. Je suis bluffé. Je lâche un taquin : « Mais où diable as-tu appris tout cela ? ».
Elle ne répond pas. Elle poursuit son numéro consciencieusement, s’appliquant à réaliser au mieux les figures qu’elle a en tête ou qu’elle improvise. Et ma foi ! elle se débrouille à merveille. Elle se débarrasse de ses chaussures avec grâce. Elle fait glisser le déshabillé le long de sa jambe, et me l’envoie avec un mouvement de tourniquet du bras. Je le rattrape au vol et lui adresse un Houuu enthousiaste. Je joue le jeu, moi aussi, jusqu’au bout. Et le résultat c’est que je m’y crois totalement. Madeleine est maintenant presque nue. Pastichant, par jeu, l’attitude caractéristique de l’amateur de Strip tease qui garde son sang-froid, pose un regard de spécialiste sur l'exercice, je reprends flegmatiquement une gorgée de whisky et lance un petit clin d’oeil complice à ma danseuse. En réalité, je suis horrrrrrrrriblement excité. Les boutons de mon pantalon sont prêts à craquer. Comme si elle l’avait senti, Madeleine s’approche, et mimant exactement la posture des stripteaseuses de Chochotte, se plante devant moi, et me présente son cul. J’y applique mes mains sans coup férir. On m’invite à faire glisser le slip, je réponds à l’invitation…. Les fesses de Madeleine émergent de la pénombre, splendides, désirables, irrésistibles. A partir de cet instant, elle fera ce que les danseuses n’ont pas le droit de faire, et dont tous les spectateurs rêvent : elle déboutonnera mon pantalon, sortira la bite roide de sa geôle de tissu, la mettra dans sa bouche, et la sucera en cadence (car la musique, elle, ne s’est pas arrêtée). La suite n’est pas racontable...
12:30 Publié dans 1. JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
Une pièce en cinq actes, enchaînés, et si promptement terminés qu'on n'en languit même pas pour un épilogue.
Whaouou. Georges !
Les vacances vont font un effet !
Seul persistera donc le mystère de l'origine de cette fort agréable quoique nouvelle compétence de Madeleine...
Instinct mâtiné d'imagination et de désir ?
Cours du soir sur site spécialisé ?
Soirée d'observations préalables lors de vos absences provinciales en compagnies des édilés locaux (et leurs épouses tout aussi locales, mais néanmoins fort charmantes) ?
Cours particuliers avec une professionnelle aguerrie ?
Entraînement avec quelque complice de choix, doté d'un sérieux sens du sacrifice et d'un sang-froid à toute épreuve ?
De grâce... Madeleine, n'avouez rien... Que le charme du mystère tout entier persiste.
A moins que... Georges... Quand donc vous êtes vous réveillé, réalisant que vous vous étiez endormi sitôt rentrés et que Madeleine vous pressait de vous réveiller pour ne pas rater l'école... ?? Rassurez moi, ayez pitié de moj pauvre coeur fragile... Mentez moi, mais dites moi que ce n'était qu'un rêve... Avant de m'obliger à entreprndre le clonage de Madeleine, épouse modèle, fût-elle de Paris et non de Stepford.
V., taquin ;-)
Ecrit par : Vintage | 30 août 2007
Je vous prie d'excuser mon prosaïsme mais j'aimerais bien savoir quelles étaient les notes suaves qui s'échappaient de vos enceintes.
Au théâtre ce soir, les décors sont de Roger Hart, mais la musique est de ... ?
Ecrit par : Comme une image | 31 août 2007
C'est agréable à lire
Ecrit par : Venus | 02 septembre 2007
Bonsoir,
Je découvre votre site avec beaucoup de bonheur et de gourmandise.
Je découvre moi meme certaines ambiances libertines, que je décris sur mon blog http://mycapucine.unblog.fr/.
J'aimerais beaucoup échanger avec vous sur le sujet et pourquoi un RDV au no comment avec mon cher et trendre Alex !
Je vous laisse nous découvrir à bientot je l'espere.
Capucine
Ecrit par : Capucine | 02 septembre 2007
Cher Vintage, non je n'avouerai rien, mais à vous je peux le dire... j'avais un peu tenté le diable c'est vrai en emmenant Georges là où je passe mes soirées (au lieu d'aller aux cours de japonais, comme je le prétends) depuis trois mois, juste mon jour de repos... mais je savais que mes collègues lui plairaient. De là à reprendre du service sur scène, non merci, j'ai préféré joué les bourgeoises en goguette (non sans leur lancer quelques clins d'oeil, elles se sont surpassées ec soir-là les filles !).
Mais que voulez-vous, une fois à la maison, j'ai eu un petit regret, je me suis dit qu'il était injuste au fond que mon propre époux ne profite pas de mes talents... ;-)
Ecrit par : Madeleine | 03 septembre 2007
