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24 octobre 2007
Histoire de Phedra (1)
J’ai rencontré Phedra en juin dernier. Une correspondance assez intense s’en est suivie, entrecoupée de quelques coups de fil intempestifs. Phedra a dix-neuf ans. Phedra est très belle. Phedra le sait. En tout et pour tout, nous nous sommes vus trois fois : la première, en coup de vent, lorsque je l’ai abordée, et suis parvenu, je ne sais comment, à lui glisser dans la paume un papier avec mon numéro de téléphone. La deuxième dans le parc privé d’une grande entreprise, la troisième dans sa chambre. Pour cette dernière, nous avions rendez-vous à minuit trente au carrefour d’une avenue de la banlieue chic de Paris. Phedra m’accordait cette « faveur inouïe » (sic) de m’accueillir chez elle (elle hait les bars, les restaurants, les hôtels, même chics). Je n’ai pas l’intention de raconter cette nuit hallucinante (quoiqu’il ne se soit rien passé sexuellement parlant), je veux juste reproduire un extrait du message que Phedra m’a envoyé le lendemain de cette fameuse nuit, où elle m’explique les raisons pour lesquelles elle ne s’est pas donnée à moi, raisons qui, comme vous allez le voir, ne laissent pas d’être surprenantes...
« Oui, Georges, tu as ressenti apparemment ma réserve mais pas pour les bonnes raisons... « Peur » ?... Je n’ai peur que de DIEU en ce qui me concerne... Je ne suis pas pudique non plus (si tu savais...). Ce que tu as perçu comme de la « pudeur » n’était rien d’autre que ma réserve face à deux choses : figure-toi que j’ai un sens pratiquement inné des ODEURS... et que ce soir-là j’ai senti ton parfum, une odeur de musc, mais aussi cette insupportable odeur de topheril, bityparaben, et de phenil trimethicone, exclusivement réservée aux parfums féminins qui m’envahit les narines en défilés ou en boîtes de nuit, en général et, ce, si on fait attention, là où il y a beaucoup de filles – enfin, en théorie, au moins une... Autrement, à moins que tu ne te sois parfumé comme un malade de Dior Fahrenheit à la fashion party gay du Marais (je t’y vois vraiment pas...), c’était bien l’odeur d’une femme voire même deux, vu la diversité de ce que j’ai perçu et senti... Bref, c’est ce qui m’a arrêtée... C’est horrible la sensation d’être une proie fraîchement humée, goûtée ?.... J’ai senti sur ta peau : rose, vanille, cèdre, ambre, gardénia, bois de santal et d’amarante, lys, lierre, kumquat, orchidée, violette, tubéreuse... ET SEXE. Mais vu que j’étais défoncée (je m’en excuse encore parce j’étais ridicule), je n’ai retenu qu’une quinzaine de senteurs, autrement j’aurais pu te les citer presque toutes. […] L’odeur de tes vêtements, toi et de ton écharpe était trois odeurs différentes dont celle que j’adore, mais pour le coup très mal venue, du SEXE... Vilain coquin.... T’es pas mon mec, tu fais ce que tu veux… mais moi je vais pas me blottir dans tes bras si je sais que tu t’es fait sucer une heure avant... même si j’en meurs d’envie et que j’aurais préféré m’endormir collée, serrée, sur toi. JE ME SUIS DONC CONTENTEE DE TON ECHARPE. Et tu es passé à très peu de mon coup d’griffe... Mais je t’avoue que j’aurais préféré t’avoir entre les crocs... »
KISS
Phedra
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Commentaires
Futée...Ce qui est surprenant, c'est qu'elle ne connait pas votre odeur au 'neutre'. Je sais toujours (souvent disons) quand mon mec a été avec une autre, à cause de l'odeur justement. Mais c'est parce que je connais son odeur au naturel. Est-ce qu'elle s'est gourée ou si votre odeur de musc et de sexe est justement votre odeur au naturel?
Ecrit par : caroline | 24 octobre 2007
Qu'est-ce qui vous pousse à raconter vos rencontres, Georges? Même cachée derrière un faux nom, vous savez bien que certaines de vos conquêtes peuvent se reconnaître, et vous trouver bien indiscret. Les jardins secrets, dont vous parliez dans d'autres billets ne devraient-ils pas rester secrets, d'autant que ce genre de récit n'apporte rien au schmilblick de l'amour libre, et donne de vous l'image peu flatteuse d'un coureur de jupons qui ne se lave pas entre deux ébats, ce n'est pas très ragoûtant :). Seriez-vous un peu exhib?
Ecrit par : françoise | 25 octobre 2007
Ce qui me pousse Françoise à raconter cela! Mais c'est la connaissance, la connaissance, toujours elle, de l'Autre, de nos frères et soeurs humains (cette même chose en somme qui vous pousse à écrire vos livres !). Il s'agit, en l'occurrence, d'un témoignage remarquable, à mon sens, sur l'importance de l'odeur dans les déterminations qui nous poussent (ou nous repoussent) vers l'autre. Je pensais (naïvement) que vous seriez sensible à cette dimension, étant donné votre intérêt pour tout ce qui est fragrance...
Oui, on pourrait me trouver indiscret mais cet extrait (dont les passages les plus intimes ont été coupés) a été soigneusement choisi pour demeurer dans le sujet, d'autre part je ne crois pas que ce texte donne une image négative, mauvaise, "dégradante" (attention c'est une "africaine"!!!) de son auteur (laquelle écrit par ailleurs de sublimes poèmes, que je me retiens de publier). Cette lettre m'a ravi, d'abord, par sa beauté, son originalité, sa puissance... Elle ne me donne pas le beau rôle (pour l'image "flatteuse", c'est raté!). Au "schmilblick de l'amour libre", elle apporte en outre un élément capital: elle montre les résistances (équivoques) d'une très jeune fille, elle montre aussi que certaines données (indicibles comme le parfum) peuvent constituer des blocages.
"coureur de jupon", je m'arrête sur cette expression. Qui ne court pas les jupons! Qui ne court pas les pantalons! Les histoires que vous racontez (à Cuba par exemple) vous montrent souvent dans cette position, je me trompe? Je ne vois pas où est le problème. Quant à ma saleté prétendue, je vous rassure, Françoise, je me lave entre chaque ébat! (mais je ne verrais aucun inconvénient à ce qu'une femme ne se lave pas avec moi, après qu'elle eut fait l'amour avec un autre homme, au contraire, je trouverais cela plutôt excitant). Mais on a tous ses blocages, non? Je consacrerai peut-être une note aux ablutions post- et ante-fornicatoires, si les lecteurs me le demandent (mais là, encore, il me semble que vous avez écrit des choses définitives sur le sujet).
Ecrit par : Georges à Françoise | 25 octobre 2007
En ce qui me concerne, j’aime beaucoup cette note. Je n’imaginais pas qu’on puisse avoir un odorat aussi fin !
Ecrit par : Vagant | 25 octobre 2007
J'aime aussi beaucoup cette note.
Comme j'aimerais avoir le "nez" aussi développé et fin pour pouvoir débusquer de façon si prompte autant de senteurs...
J'ai trouvé ce billet plutôt touchant, le cri de cette jeune femme tiraillée entre le désir et l'odorat!
Quant aux odeurs, je suis convaincue qu'elles ont leur importance dans une relation. L'odeur "neutre", l'odeur de l'homme qui s'est préparé pour son rendez-vous, mais aussi l'odeur de l'homme version fin de journée, ou de celle du sexe, si agréable qu'on ne veut s'en défaire. J'aime garder les traces de nos ébats après... Ne pas se laver, tout de suite. Rester avec ses empreintes.
Ecrit par : Fée d'Hiver | 25 octobre 2007
Merci Vagant, de mettre un peu de beaume sur mes plaies. (C'est une des notes dont je suis en effet le plus fier, et j'ai mis longtemps à me décider avant de la publier). Je brûle de savoir ce que vous direz de ma réponse...
Merci Fée d'Hiver de partager avec moi cette innocente perversion odoriférente !
Ecrit par : Georges à Fédivag | 25 octobre 2007
Il y a une différence de nature entre un blog et un journal intime, un blog et un livre, une lettre reçue et publiée (même coupée ou expurgée de ce qu'elle a de plus intime) et une reconstruction littéraire à partir de sensations éparses. Entre le désir comme mode de réflexion, de connaissance, et le désir comme secret partagé. C'est une discussion que j'ai eu hier matin avec une très jeune femme et au dîner avec un ami de longue date. Trop longue pour la relater ici.
Ce ne sont pas les références aux odeurs qui m'ont interpellée, vous avez lu combien elles comptent pour moi, et combien "l'organique" ne me gêne pas, au contraire. C'est dans ce que signifie le rappel de cette odeur pour la jeune femme, qu'elle vous a d'ailleurs signifié clairement. Nous en parlerons sans doute un jour. Ailleurs.
Ecrit par : françoise | 25 octobre 2007
Précision importante: vous parlez de mes ébats à Cuba, m'identifiant à l'héroïne, Alice des "Latitudes amoureuses". Perdu mon cher Georges. Alice est une héroïne qui me ressemble dans les ressentis, mais ce qu'elle fait est de l'ordre du roman. Si je vous disais que je n'ai pas touché un seul Cubain durant mes voyages sur cette île... Ne confondez pas l'auteur et la femme comme les journalistes dont la seule question est "Est-ce que vous vivez tout ce que vous racontez?" Oui, à 70%, mais vous ne saurez jamais quels sont les 70 et les 30%, cela m'appartient et appartient aux hommes de ma vie.
Ecrit par : françoise | 25 octobre 2007
J'admets que Cuba était un mauvais exemple (dommage pour vous, d'ailleurs, que vous n'ayez pas vécu cette aventure...), un point pour vous. J'aurais dû citer une autre nouvelle, pas de chance, je suis tombé sur les 30%! Qu'il y ait une différence entre un écrivain, comme vous, qui a publié 14 livres et un blogueur amateur comme moi, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Je n'ai pas autorité à traiter de ces questions. Vous avez raison. C'est ma fête aujourd'hui! Vagant me tombe dessus, vous ensuite... (encore, encore, j'aime ça!!!)
PS: je ne hais rien tant que les journalistes, et là, Françoise, en me confondant avec eux, vous m'avez offensé, sérieux! Mais il est vrai que j'aligne bêtise sur bêtise, approximation sur approximation depuis hier, et que je tends des verges (oh!) pour me faire battre. STOP.
Ecrit par : Georges à Françoise | 25 octobre 2007
Maouahahah, oups pardon, ce n’est pas très élégant.
Je n’ai pu réprimer ce rire (vrai) à la lecture de votre réponse à Françoise. Je cite « Mais c'est la connaissance, la connaissance, toujours elle, de l'Autre, de nos frères et soeurs humains ». Vous avez une conception de la connaissance, de l’humanité et de la fraternité particulière Georges. Un chouia réducteur votre Autre peut-être ? (femme, belle, jeune, svelte, cultivée, africaine et prompts à succomber à votre charme…)
Ne vous méprenez pas Georges, je suis un lecteur assidu de vos récits épiques, moi le sans grade érotique, le gagne petit de la séduction, le timide rougissant, et j'y prend beaucoup de plasir mais là … hé hé hé permettez moi d’écraser une larme de rire (rassurez vous elle n’a pas souffert) ? Ne confondez pas tropisme et altruisme.
Ecrit par : Rollmops | 25 octobre 2007
Eh, Rollmops! Qui vous dit, mais QUI VOUS DIT qu'elles sont toutes "belles, jeunes, sveltes, cultivées, africaines et prompts à succomber à mon charme"!!! Il faudrait pour le savoir juger sur d'autres "pièces" que Phedra, qui, je vous l'accorde, appartient à cette "catégorie". Je ne suis pas obsédé, au reste, par la beauté, je suis curieux, CURIEUX. De tout. La connaissance, cela vous fait rire, et pourtant, c'est ce qui motive profondément ma pratique dans le domaine amoureux. Mais aussi dans le domaine du voyage, de la gastronomie, de la littérature. Je fais sans cesse le grand écart, entre des choses laides et belles, ignobles et nobles, etc. Grands hôtels, et petites paillottes. Sandwich, et grand cru. Quant à l'idée que les femmes succomberaient à mon charme par je ne sais quel enchantement... UNe mise au point s'impose. Je suis timide (je l'étais horriblement du moins), le suis moins aujourd'hui, pour avoir travaillé sur moi-même. Toutes les femmes que j'ai séduites (mon épouse comprise, elle peut témoigner), je les ai séduites en FAISANT ENORMEMENT D'EFFORT, ce que la plupart des hommes ne sont pas prêts à faire de nos jours (cf. le concours Cassandre, où tout le monde se dégonfle ou presque Chez Vagant). Françoise serait d'accord je pense avec ce que je dis, notre démarche est similaire, nous nous chamaillons aujourd'hui sur des détails, mais notre philosophie est la même (Lisez "Aimez plusieurs hommes"), celle qui consiste à utiliser l'amour, la séduction, le sexe comme MOYEN de connaissance. Vous riez, je ris avec vous, mais d'un rire immoqueur. Tropisme qui ramène tout à soi. Altruisme, qui s'oublie pour autrui. Je n'ai jamais dit que j'étais altruiste (oh, non! pas de cette hypocrisie-là), pour autant je ne suis pas fermé aux autres, je m'ouvre constamment à autrui, et tente de le comprendre. Ce n'est pas un tropisme, c'est une vision centripète du monde, c'est différent, je me nourris de l'altérité et en fait mon miel.
Merci d'exister, vous qui êtes les Autres
(noirs, jaunes, blancs ou verts),
car sans vous je serais pauvre.
Ecrit par : Georges à Rollmops | 25 octobre 2007
Heu, dites donc, vous allez vite en besogne à m'acoquiner avec Vagant alors que nous n'avons pas encore été présenté !
Je partage avec vous cette histoire et l'apprécie tout particulièrement.
Pour tout vous dire même, elle m'a donné des "envies" brutes...
Ecrit par : Fédi - vag | 25 octobre 2007
Pour être futée elle est futée, cette jeune fille! Mais sur l'origine des odeurs elle s'est "gourée" comme vous dites. Car d'odeur de sexe il ne pouvait y avoir étant donné qu'il n'y avait pas eu d'ébats antérieurs !...) Quant à mon odeur, vous lui pardonnerez de ne pas la connaître, car nous noud étions vus que deux fois auparavant, dont une en coup de vent, et l'autre en plein vent dans un jardin d'entreprise...
Je pense de toute façon que les femmes ont un odorat, ou bien (parce qu'il faut faire attention à ce que l'on dit aujourd'hui dès qu'on fait des catégories (les femmes, les chats, les ceci, les cela) une "attention plus forte aux odeurs" que les hommes (mais je peux me tromper!!! Oui sans doute je me trompe et retire tout de suite ce que j'ai dit, car je viens d'établir une typologie (très contestable) mettant d'un côté les hommes, de l'autre les femmes...
Ecrit par : Georges à Caroline | 25 octobre 2007
C'est vrai que je vous ai marié un peu vite, cela dit, c'était un mot-valise, et non un mot-mariage, rassurez-vous! Je m'attacherai la prochaine fois à faire un peu plus de distinction entre vous et Vagant, c'est-à-dire, plus généralement entre ce que l'on appelle (avec beaucoup de guillemets bien entendu) les "femmes" et ce qu'on appelle (bien à tort sans doute) les "hommes" (toutes ces précautions pour ne pas me mettre à dos les féministes)
Ecrit par : Georges à Fée d'Hiver | 25 octobre 2007
Mariage, c'est un bien grand mot qui ne m'avait pas effleuré! Je pensais juste à un collé-serré !
Oh, si soyons fous! continuez donc à me mettre dans les valises des (ahem ) hommes ! J'ai besoin de vacances !
Ecrit par : Fée D'hiver | 25 octobre 2007
Cher George,
Quelle belle note ! Oui, je vais me répéter, mais vous savez que je suis fan du côté de romanesque (et ici, carrément improbable) de certaines de vos aventures.
Phedra apparaît comme une personne hors du commun, on a envie d'en savoir plus...
(Et je vous fais confiance pour protéger son anonymat, même s'il est vrai qu'une créature atypique à l'odorat de "nez" comme elle semble l'être pourra sans doute être reconnue plus aisément qu'une silhouette féminine "ordinaire").
J'ajoute également que, pour ce que je connais et perçois de vous, je vous crois totalement sincère dans votre démarche de curiosité et d'ouverture.
C.T.
Ecrit par : Clown Triste | 25 octobre 2007
Un clin d'oeil à la chadifi..si vous mettez du beaume (de Venise ?) sur vos plaies.. ne vous étonnez pas qu'on vous "sente" venir, contentez-vous de baume, cher Georges...
Ecrit par : frantz | 25 octobre 2007
Merci CT de ce témoignage qui me va droit au coeur.
Je protègerai l'anonymat de Phedra A TOUT PRIX, parce que j'ai une énorme estime pour cette personne, avec laquelle, je le dis au passage, je sais d'ores et déjà, en raison de sa fragilité psychologique, qu'il ne se passera jamais rien.
J'en profite au passage pour dire (ça n'a vraiment rien à voir) que vous venez de poster le 2000e commentaire de NOLDA!!! Bravo.
Ecrit par : Georges à CT | 25 octobre 2007
Oui, Frantz, bonne remarque, et délicieux jeu de mot (que d'esprit!), figurez-vous que j'ai hésité en écrivant le mot... mais je fais vite aujourd'hui, parce que les questions sont nombreuses et compliquées. Merci de cette vigilance.
Ecrit par : Georges à frantz | 25 octobre 2007
Cher Georges, (car malgré des apparences trompeuses j’aime Nolda, et il me nourrit en réflexions, entre autres sur les rapports ambigus avec les Autres, l’Autre)
Je vous soupçonne d'avoir fomenté une provocation dans votre réponse en assimilant Phedra à une de vos "pièces" (celle de votre échiquier personnel, une pièce de gibier ou de viande ? Bon ok, c'était téléphoné et facile comme commentaire).
A quelle(s) connaissance(s) faites vous allusion, celle qui consiste à connaître bibliquement vos semblables ? Plus sérieusement Georges, que recherchez vous dans vos aventures ? Je n’arrive pas à avoir de lecture claire sur vos motivation, et vous retrancher derrière La Connaissance me paraît un peu léger.
L’enjeu avec le Bachelor de Cassandre ne me plaît en rien, ni dans sa forme voyeuriste et très consensuelle ni dans son but. Pour y gagner en tension dramatique Cassandre aurait dû être jouée au Poker, dans les vapeurs sirupeuses d’un Ardbeg, écho contemporain aux tragédies grecques. Ça manque d’épique, c’est verbeux et ça minaude beaucoup. Quelques candidatures décalées ont apporté un brin d’humour, mais ça reste aussi excitant qu’un prime de télé-réalité. Mais je crois que mon désintérêt à cette compétition tiens surtout à ma nature, je ne suis pas un compétiteur, je suis un coopératif, ceci expliquant peut-être cela. Alors plaire pour plaire, niquer pour niquer. Boarf s’il n’y pas l’enjeu du frisson, de la chose bouleversante à partager.
Ecrit par : rollmops | 25 octobre 2007
Pour la connaissance, je ne peux que m'en remettre à ce que dit Françoise Simpère qui explique cela mille fois mieux que moi (Aimer plusieurs hommes, et toutes ses nouvelles, où se trouvent appliquées cette idée d'une connaissance de l'autre par l'épiderme, le plaisir, la rencontre, l'échange, et pas seulement la "baise" comme vous semblez le sous-entendre; à ce propos, une parenthèse, je ne suis pas obnubilé par la fornication (contrairement à beaucoup de mes semblables masculins), je fais rarement l'amour à mes maîtresses, en revanche je leur fais beaucoup l'amour (au sens courtois du terme) que voulez-vous, c'est mon côté vieux jeu, et c'est aussi la raison pour laquelle j'aime cette idée de concours avec Cassandre (mais c'est, encore une fois, un point de vue qui n'engage que moi!)
Ecrit par : Georges à Rollmops | 25 octobre 2007
Le 2000ème commentaire, hein ?
L'eussé-je su que j'aurais tenté de pondre quelque chose de plus mémorable... Mais au moins ai-je pour moi, (j'espère) la sincérité de mes mots.
Et sinon, j'ai gagné un filet garni ? Ou juste l'opportunité, peut-être, d'écrire un jour le 3000ème ;-)
C.T.
Ecrit par : Clown Triste | 25 octobre 2007
Françoise, à vous lire, on dirait que Georges est en train d'essayer de me piquer mon filon ;-)
Georges, oui, c'était un peu votre fête dans les commentaires aujourd'hui (mais pour le 2000e, champagne) mais estimez-vous heureux : les commentaires trop consensuels n'apportent pas souvent une riche contribution aux débats.
Et puisque l'on parle de Cassandre : allez J*** !
Ecrit par : Comme une image | 25 octobre 2007
Je déteste les commentaires consensuels, je préfère pas de commentaire du tout à un commentaire consensuel. Ce que j'aime c'est les témoignages (à vif) de sympathie (j'en ai eu plusieurs ces derniers temps qui me sont allés droit au coeur) ou au contraire, les objections, les réserves, voire les coups de gueule, qui donnent sa raison d'exister à cet espace. Mais il faut que le débat reste correct, démocratique ! (Votre apport aux débats est souvent décisif, soit dit en passant.) Amitiés, G.
Ecrit par : Georges à CUI | 26 octobre 2007
très belle histoire, surnaturelle
Ecrit par : françois | 28 octobre 2007
Très affutée, cette demoiselle ! Elle devrait collaborer avec de grands parfumeurs, si ce n'est pas déjà le cas, à en juger ses connaisances.
Pour faire court, je dirais que l'odeur d'une personne est érotiquement très déterminante. Je n'ai pas l'ombre d'un doute sur ce point. Et quels que soient son état corporel et les parfums qu'elle porte (l'état neutre n'a pas de sens à mon avis).
Ecrit par : E-Lover | 29 octobre 2007
Cette jeune personne travaille dans le monde de la mode, raison pour laquelle, je pense, son odorat est si développé. Mais je n'écarte pas non plus l'hypothèse qu'elle ait voulu me bluffer. Elle me soupçonne d'être un libertin, elle a cherché à me le prouver de cette manière. Même si elle s'est trompée (pour les odeurs), son intuition est juste (pour le reste...) Vous me direz ce que vous pensez de ma réponse, qui lui donne raison, tout en la détrompant par l'absurde.
Ecrit par : Georges à E-Lover | 29 octobre 2007
La vie, quand on y regarde de plus prêt, est souvent surnaturelle.
mais cette jeune fille est sur-naturelle, et d'une certaine façon "monstrueuse".
Ecrit par : Georges à François | 29 octobre 2007
> Georges > il n'est pas impossible qu'elle en ait rajouté quelques pincées pour vous bluffer, je le crois aussi.
Mais il est tout à fait probable qu'elle ait détecté sur vous ce mélange d'odeurs propres à quelques contacts récents.
Quoi qu'il en soit, elle vous a déjà adopté, par cette écharpe, en grande partie !
Ecrit par : E-Lover | 31 octobre 2007
