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28 décembre 2007
Histoire de mes f....... (1)
Depuis des mois, je diffère la publication d’une note que les lecteurs irrités par ma fatuité (étalage de conquêtes, autosatisfaction érotique, etc.) accueilleront, sans doute, avec soulagement. Pour rétablir la vérité sur mes supposés super pouvoirs de séduction (!), et avant qu’il ne soit trop tard (cette note sera en effet la dernière de l’année 2007, et je le signale au passage, la quatre-centième de NOLDA), je m’en vais donc vous dresser la liste de mes… fiascos (eh non ! ce n’est pas le mot « fouterie » qu’il fallait deviner). Si je remontais loin dans le temps, cette liste serait longue, très longue, et son souvenir fort cruel pour moi. Aussi n’évoquerai-je que quelques figures – dont la rencontre remonte grosso modo à la fondation de ce blog – marquantes, par le sentiment de frustration, d’incrédulité, ou d’incompréhension qu’elles ont provoqué en moi.
Eternity. Ceux qui lisent NOLDA depuis le début se souviennent peut-être de cette créature magnifique rencontrée par hasard dans un TGV, que je voulais offrir « en cadeau » à Madeleine. Les choses paraissaient bien engagées. Je lui avais parlé, dans un restaurant de Neuilly, de notre couple, de notre liberté, de mes attentes, etc. Nous nous étions découverts très complices. Un midi, elle s’était laissée embrasser, sous le regard réprobateur de sa sœur... Je nous voyais déjà tous les deux communiant dans la Volupté. Las, après ce coup d’éclat, Eternity m’opposa une résistance passive, la pire de toutes, la plus éprouvante sans conteste. J’allais chez elle et elle me regardait comme un étranger. Après maintes tentatives, dont certaines m’ont laissé un souvenir humiliant (une demie heure devant sa porte à l’attendre – mademoiselle ayant « oublié » que je venais la voir…), je lui ai lancé un ultimatum par courrier, auquel elle n’a pas daigné répondre... L’histoire s’est terminée ainsi, absurdement.
Miranda. Autre forme de résistance passive. Plus retorse, plus subtile, mais tout aussi irritante. A Miranda, j’ai également expliqué très longuement qui j’étais, quel couple un peu spécial je formais avec Madeleine. Miranda était intéressée, très intéressée même, par ce que je lui disais. Mais ce que j’ignorais c’est que son intérêt était purement intellectuel (Miranda est une new-yorkaise très belle, mais… très cérébrale). Il lui plaisait d’avoir un « libertin » sous son microscope. J’ai tout fait pour la séduire, et un jour j’ai bien cru que j’y étais arrivé : nous avions beaucoup bu, elle s’est laissée caressée le visage, les cheveux, les seins. Le lendemain, plus rien : Miranda avait repris ses esprits. Malgré ce changement d’attitude, je n’ai pas coupé les ponts avec elle, nous sommes même devenus amis ! Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons bu un café ensemble à Belleville, et je lui ai raconté toutes mes histoires. Histoires qu’elle a trouvées, d’un point de vue sociologique, réellement intéressantes…
Crystal. Rencontrée dans un ascenseur. J’ai craqué sur son décolleté. Elle m’a regardé avec ses grands yeux de biche sauvage. Nous avons échangé, presque sans mot dire, nos coordonnées. Au terme d’une série de coups de fil très prometteurs, je lui ai donné un rendez-vous dans café à Alésia, à midi trente. Je l’ai attendue pendant une heure... Mon premier vrai lapin. Je l’ai harcelée ensuite pour savoir ce qui s’était passé. Jamais obtenu de réponses…
Aria. Une de mes plus grandes déceptions. Notre liaison a duré deux mois, sans nuages, bien qu’il n’y ait jamais eu consommation. Aria voulait jouir de la vie. Elle était prête à toutes les folies. Elle rêvait de bacchanales. J’étais l’homme de la situation : marié mais libre !... Nous sommes sortis une dizaine de fois ensemble, toujours avec grand plaisir. Elle faisait du théâtre. Comme pour Eternity, il ne me reste d’elle qu’une photo, prise à la dérobée dans un restaurant japonais. Un soir d’été, nous avons dîné à La Gare, après quoi, nous sommes restés tous les deux à nous bécoter dans un jardin : c’était délicieux. Et puis, un jour, sans prévenir, je reçois un SMS où elle m’explique qu’il ne faut plus chercher à la revoir, qu’elle est consciente que rompre de cette manière est lamentable, mais qu’elle n’a pas le choix, etc… J’ai tenté d’obtenir des explications, sans succès. Le Mystère d'Aria reste à ce jour entier...
Claire. Sur cet échec, qui n’est pas seulement le mien mais le « nôtre », je renvoie les lecteurs au Roman des Voisins.
Voilà, c'était le cadeau de Noël de Georges à ses lecteurs (et la liste n’est pas complète !).
18:50 Publié dans 1. JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
"faire les 400 coups" (expression populaire) = faire toutes les bêtises possibles ... = 400 articles !!!
vous êtes ce que vous êtes aujourd'hui, George, du fait de vos bonnes fortunes, comme de vos fiascos, et si nous venons si nombreux vous lire assidument, c'est que nous vous aimons comme cela et pas autrement.
merci encore pour vos écrits.
mina.
une lectrice "fidèle" (oops !)
Ecrit par : mina | 29 décembre 2007
Pour ceux qui vous imaginaient faisant le beau sur un piédestal, il me semble que vous l'avez ici fort bien descendu.
Le mythe du séducteur qui arrive toujours à ses fins n'est que cela, un mythe. Et ces courts récits montrent bien qu'il y a parfois, voire souvent, des paramètres dans la vie de ceux et celles que l'on rencontre qui échappent à nôtre contrôle et font dérailler le cours d'une histoire.
Finalement, la force du libertin ne réside pas tant dans le fait de pouvoir lister X conquêtes parfaitement réussies, mais plutôt dans sa capacité à surmonter et apprendre de ces fiascos pour vivre encore de nouvelles rencontres. Ou *vivre* tout court, d'ailleurs.
Merci pour cet article-cadeau, Georges.
C.T.
Ecrit par : Clown Triste | 29 décembre 2007
Cher Georges,
J'imagine les frustrations qui ont dû être vôtres.
Toutefois, pas de quoi fouetter une chatte. Les lecteurs qui pouvaient croire que vous touchez 100 % de vos cibles sont à la fois naïfs et peu attentifs.
En vous souhaitant que ces dernières 31 heures 2007 soient excellentes (pour 2008, on en reparle bientôt).
Ecrit par : Comme une image | 30 décembre 2007