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22 février 2008

Légende de Belkis (3)

   Belkis vide le fond de la bouteille dans mon verre. « Panne de champagne !... », dit-elle en maugréant. Je me lève et prends ma veste. « Attends ! s'écrie-t-elle, je viens avec toi » « Mais non ! Ne te dérange pas, j’en ai pour une minute. Je descends nous ravitailler, et je remonte aussitôt. » « Je viens avec toi » répéta-t-elle avec autorité. Etonné, je la regarde enfiler son manteau de fourrure, et visser sur sa tête une casquette américaine. Nous marchons côte à côte. Belkis, quand elle évolue debout, semble toujours en équilibre instable, un peu comme si elle était ivre. Au bout de quelques mètres, elle prend mon bras. Je sens des regards appuyés sur nous. Il faut dire que Belkis ne passe pas inaperçu... Mais elle, marche, indifférente, comme si la foule assourdissante, autour d’elle, n’existait pas. Concentrée, elle m’explique quelque chose...

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   Un soir comme celui-là, elle était avec un homme. Il n’y avait plus de champagne. Il avait insisté pour aller en chercher. Il n’en aurait que pour quelques minutes. Il irait au Drugstore et puis voilà. Elle avait entendu la porte claquer doucement, et ses pas s’éloigner dans l’escalier. Elle avait soupiré d’aise, avait allumé une cigarette, peut-être la cinquantième de la soirée, en se disant qu’elle était amoureuse… Ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, mais, cette fois, elle sentait quelque chose de fort entre eux. Il était espagnol. Il avait pris, exprès, un Madrid-Paris pour la voir, il devait repartir le lendemain. Maintenant, elle allumait sa deuxième cigarette. Elle avait hâte de passer sa main dans ses cheveux bruns. Son portable indiquait minuit trente. On n’entendait au loin, sur l’écran de télévision, que le bruit des voitures qui explosaient en silence. Mais pourquoi tardait-il ? Elle était impatiente qu’il revienne, car, ce soir-là justement, elle se sentait prête (« elle qui a tant de mal à se livrer ») à lui dire je t’aime. Mais qu’est-ce qu’il foutait ? Une heure cinq. Ce qui la rassurait, c’est qu’il était sorti sans son portable. Et aussi sans sa veste. Et puis, dans l’entrée, il y avait sa valise… Une heure trente. Cette fois, elle s’inquiétait vraiment. Elle ne savait plus comment faire. Elle voulait descendre, appeler, attendre...  Elle hésitait, elle était désemparée. Puis, brutalement, elle avait eu un accès de paranoïa. Est-ce qu’il n’avait pas fait une rencontre agréable sur les Champs ? Elle commençait à douter. De lui. Un espagnol… Un séducteur… Un Burlador… Le cendrier débordait de mégots. Elle sentait la fatigue lui piquer les yeux et lui engourdir le corps. Elle n’avait plus le courage d’appeler la police, les hôpitaux, les pompiers et tout le tralala. Elle était anéantie. Finalement, elle avait cédé au découragement, puis à la dépression : elle était convaincu maintenant, CONVAINCUE qu’il avait trouvé ce moyen (lâche !) pour la quitter ; tout simplement. « Nous, africains, nous avons une pente naturelle au fatalisme, tu sais… » « Tu n’as donc rien fait ? » « Non le lendemain j’ai pleuré toute la journée en regardant ses affaires. Au bout d’une semaine, j’ai fini par les jeter à la poubelle, je ne pouvais plus supporter de les voir ; elles me rappelaient mon malheur : comment cet homme, qui avait été si doux avec moi, avait pu me quitter comme cela ? C’était impardonnable ! » Un mois a passé, j’ai commencé à l’oublier. Et puis, un jour, au bout de trois ou quatre mois, j’ai reçu un coup de fil : c’était lui. Je suis resté plusieurs minutes sans voix. Puis, j’ai commencé à l’insulter, à lui dire qu’on ne se comporte pas comme ça avec les femmes. Il m’a coupé : « En sortant de chez toi, cette nuit-là, j’ai été renversé par une voiture, je suis tombé dans le coma. Personne ne savait qui j’étais, je n’avais rien sur moi, que du liquide. Je suis resté à l’hôpital. J’y suis encore. Viens me voir. Vite » J’étais bouleversée, tu peux l’imaginer. Je suis allée à l’hôpital. Il avait un énorme bandeau sur la tête, il était amaigri, méconnaissable. C’était un autre homme… Je suis allé le voir tous les jours, il s’est rétabli. « Et alors ? », fis-je pressé de connaître l’issue de cette histoire. « Et alors, rien…, dit-elle en expulsant une bouffée de tabac dans les airs. Le mal était fait. J’avais vécu trois mois dans la certitude que cet homme m’avait trahi. J’avais fait mon deuil. Tout s’est arrêté là. Tu comprends pourquoi je ne voulais pas que tu descendes seul chercher du champagne ! » « Je comprends... », dis-je en la serrant contre moi.

13 février 2008

Musique de chambre

   Je vais traiter une question bateau (sorte de marronnier des blogs et autres forums érotiques) : quelle est la combinaison idéale lorsqu’on fait l’amour à plusieurs : trio, quatuor, ou plus ? Autrement dit:

Quel est le nombre d’or de la sexualité collective ?

Je me suis longtemps cru incompétent pour traiter ce sujet, faute d’expérience. Trois ans ont passé depuis nos premiers pas dans le libertinage : les aventures se sont succédé, non pas à un rythme effréné, loin s’en faut, mais à un rythme assez régulier, pour me faire une idée assez précise de la chose. Aujourd’hui, donc, je me crois autorisé à donner une opinion non pas objective car il entre quand même une dimension de goût personnel dans cette affaire-là, mais juste sur ce sujet (« Assez d’expériences » veut dire, en l’occurrence, que j’ai expérimenté chaque combinaison une bonne dizaine de fois, dont certaines ont été racontées dans ce blog: histoire d'Artémis, Marilyn, CéciliaYonna, Michel, ValériaGloria ou Joconda, etc.).

Bien entendu, chaque formule a son charme...

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Mais, selon nous (je dis "nous" parce que Madeleine s’associe à mon jugement), celle qui dépasse toutes les autres, c’est le trio – encore doit-on préciser le trio « FFH », comme on dit. Pourquoi ? Parce que, sauf à considérer le cas de deux hommes ayant un goût identique pour les femmes et les hommes (mais les vrais bi sont rares, en fait), seule cette combinaison offre la possibilité d’une véritable circulation du désir. Dans un trio Femme-Femme-Homme, le triangle fermé a ses trois côtés, l’énergie ne se perd pas, elle circule. Dans un trio Homme-Homme-Femme, il manque la base : les deux hommes ne se touchent pas, ou s’ils se touchent (timidement), n’entreprennent pas de caresses actives l’un envers l’autre ; le courant érotique converge vers le point F mais il débouche sur une impasse aux points H.

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Ce qui est vrai du trio HHF, l’est a fortiori du quatuor, à ceci près que la circulation n’est pas seulement coupée, mais – ce qui est plus grave –  subdivisée en deux circuits distincts : les deux couples font l'amour l’un à côté de l’autre, procèdent éventuellement à un échange de partenaires (c’est ce qu’on appelle l’échangisme, version petite-bourgeoise de la sexualité récréative). Le plus souvent, les couples recréent un trio à l’intérieur du quatuor.

   Dans les combinaisons faisant intervenir plus de quatre personnes, on retrouve paradoxalement, bien que le polygone formé soit privé de maints côtés, une nouvelle forme d’énergie, créée par le sentiment d’une fraternité charnelle universelle. Tout le monde est avec tout le monde, il y a une sorte de dissolution de l’individu dans le Grand Tout Sexuel. La figure, de géométrique devient organique. C’est beau, parfois, sublime... mais quel gaspillage, que de déperdition ! On a tous à l'esprit ces gravures pornographiques (du XVIIIe siècle notamment) où cinq (voire plus) libertins optimisent, à travers un dispositif compliqué et souvent acrobatique, tout leur potentiel érotique, ne laissant aucune zone érogène vierge de caresse, aucun centimètre carré d’épiderme privé de contact.

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Mais dans la réalité, tout le monde sait qu’il en va autrement : les partouzeurs ne réfléchissent pas, comme Sade, au meilleur usage de leurs possibilités. Loin d’imaginer une orchestration sophistiquée pour obtenir le maximum de jouissance, ils s’assemblent spontanément, improvisent, gâchant ainsi les moyens formidables mis à leur disposition. Mais quand bien même un maître de cérémonie, sorte de chef d’Orgie, indiquerait à chacun le rôle qu’il doit jouer, la position qu’il doit prendre, les doigts qu’il doit bouger, on buterait de toute façon encore sur la réticence des hommes à se donner  des caresses, à faire circuler le désir. C’est pourquoi, j’en arrive à la conclusion que le trio FFH est la formule idéale* (au moins pour nous, et j’en suis certain pour beaucoup de libertins), à la fois parce qu’elle ne demande aucune préparation (les trois corps se trouvant d’eux-mêmes) et qu’elle comble tous ses protagonistes.

* bien qu'elle puisse être, parfois, gymnastiquement scabreuse...

08 février 2008

Pages retrouvées (5ème soirée au No Comment)

     Je m'apprêtais à répondre aux commentaires qui m'ont été faits sur notre cinquième soirée au No Comment, quand je me suis souvenu tout d'un coup que j'avais pris quelques notes sur cette soirée dans mon Journal. Ce sera ma réponse (provisoire) à ce débat (stimulant) entre écriture pornographique et littérature du désir…

Vendredi 3 novembre  [...] Il s’appelle Luca, et elle Joconda. Il est italien, elle cubaine. Ils veulent savoir tout de suite si on est des "échangistes" ! Nous leur répondons, pour les mettre en confiance, que nous sommes open… Très vite, lui souhaite quitter le NC et aller dans  un endroit plus intime. Nous leur proposons de venir à la maison. Avant, je demande à Joconda un baiser de consolation pour mon verre perdu. Taxi, difficile à trouver. En arrivant, je range précipitamment l’appart. J’apporte les alcools, Luca met Madeleine entre lui et sa copine. Je m’assois en face d’eux, et nous bavardons des choses de l’amour. Ils sont étonnés et un peu inquiets de notre "liberté". Ils sont allés au Moon City et ont trouvé qu’il y avait trop de morts de faim… Joconda raconte comment un type la poursuivait partout en se branlant. Je lui ai dit, tu fais très bien le mec qui se branle. Elle a ri. A un moment, Luca a dit : dans une soirée comme celle-là, on se sait jamais quand et comment commencer. Je lui ai dit : mais bien sûr que si ! Et je prends le visage de la Joconde et lui applique un baiser. Ni une ni deux, il prend les cuisses de Madeleine et se met à les caresser. Les deux femmes se tournent l’une vers l’autre, tandis que les hommes glissent leurs doigts entre leurs jambes. Luca enlève carrément sa chemise, je mets ma main sur sa poitrine, et lui fais remarquer qu’il est poilu. Et toi ? Je déboutonne ma chemise, et montre mon torse imberbe. Madeleine se lève et nous entraîne dans la chambre… Là tout s’emmêle. Madeleine et moi découvrons, stupéfaits, le corps sublime de Joconda. Une beauté à couper le souffle. [question: comment peut-on devenir addict to a body ?] Ses seins pointent vers le ciel, ses mamelons sont saillants aussi. Ses fesses sont rondes et parfaites. Sa peau est d’une douceur sans égale, du satin ! Ses dents sont blanches, et ses yeux grands me regardent. Nous nous embrassons comme deux amoureux (c’est la troisième femme que j’embrasse dans cette journée !), puis, nous nous enlaçons avec sensualité. Elle prend mon sexe dans sa bouche et le suce. Madeleine, pendant ce temps, a pris celui de Luca, je mets mon doigt dans sa fente humide. Luca suce le sexe de Madeleine. J’entends faire de même. Je place Joconde sur le dos et enfouis ma tête dans ses jambes. Son sexe a un goût sucré. Toutes les deux s’embrassent pendant qu’on les lèche. Enfin les deux femmes se font des caresses. Madeleine lèche Joconde, pendant que je la prends par derrière et que Madeleine le suce… Nous essayons plusieurs combinaisons, qui toutes font mouche. Lui avait dit : "pas de pénétration". Je vais chercher des préservatifs dans l’intention de les proposer. Mais je n’ai pas l’occasion de les montrer : Luca s’occupe de Joconde, il a repris son bien. Je reprends le mien si j’ose dire tout en caressant les jambes. Il vient. Madeleine me demande de venir aussi, mais je suis en état de tantrisme. Je n’ai pas envie de venir pour prolonger ce moment exceptionnel. Lorsque je viens, je m’élance si violemment que je m’écroule en dehors du lit. Tout le monde rit : c’est mon premier orgasme burlesque, c’est la première fois que j’ai un orgasme comique. Nous restons tous les quatre allongés sur le lit, en état d’apesanteur. Très vite, lui souhaite repartir, nous appelons un taxi, échangeons nos adresses. Le lendemain, dans le train, nous échangeons nos impressions. Madeleine aurait bien aimé la savourer plus  longuement... et moi de même ! Il faudrait passer un week-end ensemble, et baiser à différents moments, etc. Très  bonne idée, ce sera peut-être à Gênes, sur leur terrain, qu’on vivra ce moment de grâce. Ils sont partis dans la nuit, il était 4 heures et demie du matin. Son manteau marron clair (elle). Son côté beau gosse, avec cheveux bouclés, agent d’assurance, pleins de détails qui m’échappent.

04 février 2008

Notre 5e soirée au No Comment (fin)

    Pourquoi est-ce que je cale systématiquement quand j’arrive aux scènes de cul ? Cela fait maintenant plusieurs mois que la fin de notre 5ème soirée au No Comment est en panne. J’en cherchais la raison depuis des semaines, et voilà que je l’ai trouvée, l’autre jour, au cours d’une conversation avec Françoise. - Vous savez, me dit-elle, il n’y a pas trente-six mille façon de raconter une scène de cul ! On retombe toujours sur les mêmes mots...  C'est pourquoi ces scènes-là, la plupart du temps, dégagent un tel ennui dans la littérature érotique. - Oui, alors que les scènes de désir - … se peuvent raconter de plus de trente-six mille façons !

   Eh, bien voilà, me suis-je dit, c’est ça ! J’ai toujours une espèce de hâte fébrile de raconter le désir, mais à l'inverse, je suis saisis d'une sorte de découragement lorsqu'il s'agit de narrer sa réalisation. En même temps, j’ai le sens du devoir : je n’aime pas laisser une histoire en plan. Je vais donc achever mon récit de notre 5ème virée au NC, mais en mettant l’accent exclusivement sur le désir, en occultant totalement (ou presque) l’aspect sexuel (technique, organique, orgasmique, etc.), ce qui m’évitera d’avoir à répéter les mots bites, cul, chatte, mouiller, bander, etc.   

   Donc, si le lecteur se souvient bien, nous avions fait la rencontre (inespérée et in extremis) d’un couple d’étrangers au moment de partir. Madeleine, qui comprend mieux les langues que moi, nous permit de faire connaissance. Lui était milanais, elle cubaine. Comme nos amis anglais du Cab, ils étaient de passage à Paris et devaient repartir le lendemain… Ils n’avaient pas l’air très contents de leur soirée, eux non plus. Au bout de quelques minutes (j’avais remarqué que Madeleine regardait Gloria avec une extrême intensité), je leur proposai carrément de venir à la maison. Aussitôt, Sylvio leva un doigt sévère et nous dit : « Si ma, no penetrazione ! » Je restai interloqué devant son avertissement, et le trouvai tellement saugrenu, tellement comique, surtout avec l'accent, que j’éclatai de rire «  Ti promesso di non », dis-je, en lui tapotant sur l’épaule et en l’embrassant même pour le rassurer. Ce geste le rassura.

   Une demie heure plus tard, nous étions à la maison, devant un verre de whisky. Madeleine, Sylvio et Gloria étaient tous les trois assis sur le canapé, et moi sur une chaise, vis-à-vis d’eux. Sylvio semblait tendu. Sans doute craignait-il quelques débordements de la part de sa jeune épouse, où quelque chose d’ardent sommeillait.... Comment étaient-ils physiquement ? Lui, plutôt petit, avec des cheveux bouclés tirant vers le blond, un regard perçant, et un sourire agréable (il me faisait penser à ces joueurs de foot de la Lazzio, qui semblent tout droit sortis d’un tableau de la Renaissance). a59fe187c7e42de26b9fae014e249717.jpgElle, m’impressionna par la perfection de ses traits : ses yeux étaient grands, sa chevelure (je l’ai dit déjà) magnétique ; ses épaules dénudées présageaient un corps d’une grande souplesse. Toutes les cubaines sont-elles aussi belles, me demandais-je naïvement, tandis que je la regardais boire son whisky à petites gorgées.

   Cependant, la conversation languissait (il devait être deux ou trois heures du matin). Depuis dix minutes, je ne disais rien, hypnotisé que j’étais par le genou de Gloria. Sans réfléchir, et sous l’œil anxieux de Sylvio, je posai lentement ma main sur son genou. Gloria me regarda en souriant. Elle regarda ensuite son mari avec le même sourire. Celui-ci n’attendait que ce signal pour agir : il plongea sa tête dans le cou de Madeleine. Nos quatre corps se trouvèrent en un instant. Le canapé devint rapidement trop modeste pour nos ébats. Une translation s'opéra, comme par magie, vers le point lit. On se dénuda. Le corps de Gloria était beau à pleurer. Je me souviens de ses petits seins qui pointaient dans la pénombre. Ses cheveux, qui m’avaient électrisé devant le bar, me balayaient maintenant le torse. Je respectai sans effort l’interdit de la "penetrazione", tant ma volupté était grande de tenir sous ma paume ce  corps magnifique. Madeleine fit si bien que Sylvio rendit les armes en peu de temps. Désormais, et sans que nous l’eussions décidé, Gloria était pour nous… Pendant une demie heure, Madeleine et moi nous disputâmes ses faveurs. Sylvio nous regardait, impassible, impatient... J'embrassais les seins de notre petite cubaine, tandis que Madeleine, placée derrière elle, lui tenant le menton, l’embrassait passionnément. J’aurais voulu que ce moment, ce moment-là que je viens de décrire, durât éternellement. Par égard pour Sylvio, j’abrégeai mon bonheur en me laissant aller au plaisir… Une petite demie plus tard, nos italiens descendaient la rue, à la recherche d’un taxi...

(La suite)

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