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15 juillet 2008

Postlude à l'après-midi d'un Faune

 

   Trois heures du matin. Réveil en sueur. Madeleine est à mes côtés, profondément endormie. Le drap a glissé jusqu’à ses chevilles. Ses fesses rondes et puissantes émergent dans la pénombre. Mon excitation est si forte qu’elle me fait souffrir. Ma queue palpite sourdement. Je sais que je ne retrouverai pas le sommeil avant l’aube. Je me lève et fais quelques pas dans la chambre. Mais sur le lit le corps offert de Madeleine continue de me narguer ; je suis comme un lion dans sa cage. Je décide alors de m’aventurer au dehors. Dans le couloir, pas un bruit. Tout dort. La queue toujours dressée, je descends l’escalier et me promène tranquillement dans le salon. Je suis vaguement conscient du risque que je prends à déambuler comme un faune en rut dans la maison familiale, mais c’est plus fort que moi. Je tiens ma queue dans la main droite, la caresse doucement, les yeux fermés.

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Une nouvelle idée me vient, plus forte que celle de profaner ces lieux figés dans l’ennui. Je veux maintenant sortir de cette maison et me branler sous la lune ; je veux voir ma semence jaillir dans la nuit. Je me lève pour mettre mon projet à exécution, mais à cet instant une ombre surgit dans le couloir. - « Ah, toi aussi tu as une insomnie ? » C’est ma belle mère, en petite nuisette ; elle se dirige à petits pas rapides vers le canapé où je suis assis la main sur la queue. Je n’ai que le temps de lui dire, avant qu’elle n’allume l’halogène. « N’allume pas ! Je suis tout nu ! » Aussitôt, elle fait demi-tour et disparaît dans la cuisine. Mon sexe a fondu d’un coup. La fête païenne est finie. Je remonte l’escalier, et me glisse tout penaud sous les draps…

 

Commentaires

Faut-il déduire de votre (excellent) titre que l'après-midi fut moins frustrante que votre nuit ?

Ecrit par : Comme une image | 16 juillet 2008

Ce compliment de vous, artiste es titres, me réjouit. Non, il ne faut pas en déduire cela, car vivre aux côté de Madeleine, l'été, sur les plages, est une frustration permanente. Certaines nuits ont été pleinement faunesques, je vous rassure!
Je profite de ce commentaire pour présenter mes excuses à nos lecteurs qui seraient venus ici en vain ces 15 derniers jours; j'ai oublié des les prévenir que nous étions off line.

Ecrit par : Georges à CUI | 16 juillet 2008

Boudu! Georges...Vous m'avez donné des frayeurs!

!

Ecrit par : Athena | 16 juillet 2008

T'inquiète, personne n'a remarqué, ils sont en vacances !

Ecrit par : Madeleine à Georges | 16 juillet 2008

Ah non chère Madeleine,

Moi j'ai remarqué !
Mes vacances je les prends fin Aout quand tout le monde sera rentré.


MissC
Une lectrice discrète, timide, mais très fidèle.

Ecrit par : Cannelle | 18 juillet 2008

excellent !
j'adore la "chute" si j'ose dire...
bises sucrées

Ecrit par : L'Odalisque | 20 juillet 2008

Planter la mandragore, quelle bonne idée, Georges! Point n'est besoin d'être pendu pour arroser la terre de sa semence, vous en êtes la preuve. Erotisme bucolique et estival, juste ce qu'il nous faut en ce moment, merci.

Ecrit par : françoise | 22 juillet 2008

Peut-etre suis-je etroit d'esprit, mais il ne me viendrait pas a l'esprit d'aller me branler sous la lune froide quand on peut se branler sur une lune chaude !

Ecrit par : Vagant | 05 août 2008

C'est la lune qui a dû être déçue...

(Peut-être la belle maman aussi, mais chut !)

Ecrit par : Julien Lem | 30 août 2008

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