<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Nos Liaisons dangereuses - nos_films</title> <description>Journal et réflexions d'un couple libertin</description> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/nos_films/</link> <lastBuildDate>Mon,  8 Sep 2008 18:16:40 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/11/23/shortbus-en-route-pour-le-paradis-perdu-2.html</guid> <title>Shortbus: en route pour le paradis perdu! (2)</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/11/23/shortbus-en-route-pour-le-paradis-perdu-2.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 10:50:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certes les scènes sont crues, mais elles ne sont jamais vulgaires (sauf peut-être celle où l’on voit trois gays se sucer mutuellement – encore que cette réserve esthétique vienne vraisemblablement de ma propre répulsion à l’égard des pratiques homosexuelles). &lt;img src=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/images/thumb_18613289_1_.jpg&quot; alt=&quot;medium_18613289_1_.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Comme si cela ne suffisait pas (car nous aurions presque pu nous contenter de cette fresque vivante de corps nus pratiquant une sexualité récréative et joyeuse – comme dit Madeleine : « si cette boîte existait, je m’y rendrais tous les soirs »), le film a un &lt;em&gt;propos&lt;/em&gt;. Les héros de ce film – en l’occurrence une femme sexologue, et un artiste gay – ne parviennent ni l’un ni l’autre à trouver leur équilibre amoureux ; ils sont malheureux. Ils baisent mais la première ne parvient pas à trouver l’orgasme (elle feint le plaisir avec son ami) ; le second ne consent pas à se laisser « pénétrer » (ses relations ne franchissent pas l’épiderme). Or, grâce à Shortbus, qui leur révèle une sexualité décontractée, plurielle, panique, décomplexée, et polymorphe, ces deux personnages vont réussir à se (re)trouver. Après un parcours initiatique long et compliqué (qui lui permet d’assumer sa propre homosexualité), l’héroïne va finalement accepter de se laisser circonvenir par un couple, et accéder à l’acmé du plaisir (c’est l’une des scènes les plus excitantes du film); son pendant masculin va lui aussi, à la faveur d’une infidélité providentielle, se remettre à aimer l’homme à qui il avait voué une fidélité absolue et par conséquent carcérale...&lt;img src=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/images/thumb_18613291_1_.jpg&quot; alt=&quot;medium_18613291_1_.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &quot;Shortbus&quot;, apprend-on au cours du film, est le nom donné à ces bus scolaires jaunes qui sillonnent les Etats-Unis (et qui sont, soit dit en passant, au cœur de l’intrigue du merveilleux film d’Atom Egoyan, &lt;em&gt;De Beaux lendemains&lt;/em&gt;) ; manière de rappeler que la vocation première et principale de ces lieux que l’on appelle en France des &quot;clubs libertins&quot; est de nous ramener du côté de l’innocence sexuelle, dans un espace où les interdits n’ont pas cours, où l’on se caresse sans distinction et en toute impunité... (cette abolition des limites est parfaitement montrée dans une scène stupéfiante où un jeune garçon, ému par le discours d’un vieillard, l’embrasse à pleine bouche). &lt;em&gt;Shortbus&lt;/em&gt; est certes une fiction mais il représente pour nous la contre-épreuve exacte des espaces libertins organisés tels que nous les connaissons aujourd’hui, où règne non pas la gaieté mais la tristesse, non pas la générosité mais la frilosité, non pas l’innocence mais la culpabilité. (&lt;em&gt;fin&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/11/23/shortbus-en-route-pour-le-paradis-perdu.html</guid> <title>Shortbus: en route pour le Paradis perdu! (1)</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/11/23/shortbus-en-route-pour-le-paradis-perdu.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Fri, 24 Nov 2006 09:04:25 +0100</pubDate> <description> Après &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/14/peindre-ou-faire-l-amour.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Peindre ou faire l’amour&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/26/eyes-wide-shut-par-madeleine.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Eyes wid shut&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/08/18/la-femme-qui-m-excite-le-plus.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Secret de Madame Yoshino&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Where the Truth Lies &lt;/em&gt;d’Atom Egoyan (dont je n’ai pas encore parlé) &lt;a href=&quot;http://www.shortbusthemovie.com/gallery.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Shortbus&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; mérite indiscutablement d’entrer dans le panthéon des films agréés par NOLDA. &lt;em&gt;Shortbus &lt;/em&gt;c’est d’abord un film émouvant, drôle et profond (très inventif aussi au point de vue plastique), mais c’est surtout, pour nous, la résolution simultanée de deux questions posées de manière récurrente sur ce blog : à savoir premièrement, celle de la possibilité d’une pornographie artistique, et deuxièmement celle de la possibilité, non pas d’une île, mais d’un espace libertin idéal... &lt;br /&gt;
Shortbus est le nom d’une boîte new-yorkaise (lorsque nous étions dans cette ville chérie, le film venait de sortir et nous avons été tentés un soir d’aller le voir, mais nous en avons été empêchés par la crainte de ne pas tout comprendre), située à Brooklin et qui offre à ses invités - plutôt que &quot;clients&quot; - disons à ses &lt;em&gt;membres&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;possibilité &lt;/em&gt;de vivre librement leur sexualité ; cet établissement underground est tenu par un travesti haut en couleur, dietrichien à souhait, du nom de &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/video_gen_cfilm=110133.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Justin Bond&lt;/a&gt; (voir absolument l'extrait video n°2 en lien), éblouissante figure charismatique qui fait régner entre tous les spécimens qui circulent et s’enculent dans son cabaret (gouines, grosses, vieux, sados, nymphos, trans, etc.) une paix douce et miraculeuse. L’essentiel de l’intrigue se déroule dans cet espace unique et utopique (qui fait un peu penser au cabaret de &lt;a href=&quot;http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/cabaret_de_miss_knife/frametop.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Miss Knife&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; d’Olivier Py), où, comme par enchantement, se résolvent tous les conflits sociaux, se surmontent tous les interdits mentaux, se résorbent tous les kystes sentimentaux... &lt;br /&gt;
Les scènes présentant les différentes activités pratiquées dans le club (jeux érotiques, spectacles musicaux et dansants, groupes de discussions, mélangisme, partouzisme (plus qu’échangisme!) sont nombreuses. &lt;a href=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/images/medium_18613283_1_.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/images/medium_18613283_1_.jpg&quot; alt=&quot;medium_18613283_1_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;A plusieurs reprises on voit des séquences montrant distinctement des hommes et des femmes nus se léchant, se suçant, se caressant, se donnant du plaisir pêle-mêle sur un plateau aménagé, &lt;em&gt;en toute sérénité&lt;/em&gt;. De ces tableaux &quot;pornographiques&quot; se dégage une telle impression d’harmonie et de bonheur qu’on ne peut s’empêcher de songer au Paradis perdu : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Là tout n’est que désordre, beauté et volupté... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En somme l’inverse exact des baisades ordonnées, furtives et volées des boîtes à partouze françaises que décrit si bien Houellebecq dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Particules-%C3%A9l%C3%A9mentaires-Michel-Houellebecq/dp/2290303054&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les Particules élémentaires&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, où tout se &lt;em&gt;fait &lt;/em&gt;dans l’obscurité et dans la rancœur... &lt;br /&gt;
(&lt;em&gt;suite au prochain épisode&lt;/em&gt;) </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/08/18/la-femme-qui-m-excite-le-plus.html</guid> <title>La femme qui m'excite le plus...</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/08/18/la-femme-qui-m-excite-le-plus.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Fri, 18 Aug 2006 22:30:00 +0200</pubDate> <description> La femme qui, physiquement, m’excite le plus en ce moment s’appelle Naomi Tani. J’ai sa photo sous les yeux : elle a un petit visage mutin tout lisse, de petites lèvres orangées, et surtout, surtout des seins extraordinaires, que je renonce à décrire tant ils atteignent la perfection (Il aurait fallu pas moins que Ramon Gomez de La Serna pour les peindre, et encore !). Nous avons découvert cette actrice japonaise la semaine dernière dans un film de Masaru Konuma, dont le titre à lui seul est tout un programme : &lt;a href=&quot;http://www.madameyoshino-lefilm.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La Vie secrète de Madame Yoshino&lt;/a&gt;. Quand Naomi a tourné ce film elle avait exactement vingt-huit ans, et elle était au sommet de sa beauté. Elle incarne justement dans cette histoire une femme de trente ans, inconsolable depuis la mort de son grand amour, un acteur célèbre de Kabuki. Madame Yoshino vit avec sa fille, une ado capricieuse et idiote qu’elle élève tant bien que mal. Elle passe ses journées à faire des petites poupées de papier traditionnelles représentant des personnages célèbres du Kabuki. Mais un jour, tout bascule. Sa fille ramène à la maison son fiancé, Hideo, qui se révèle être le fils en personne de l’homme qu’elle a aimé. La mère en tombe folle amoureuse croyant voir en lui son amant d’antan. Une rivalité sourde naît alors entre les deux femmes, qui éclatent dans deux scènes d’une délicieuse perversité, qui semblent se répondre l’une l’autre. La première montre la jeune fille faisant l’amour au jeune garçon dans sa chambre, à l’étage, tandis que la mère en dessous, qui les entend geindre, continue impavide de fabriquer ses poupées. &lt;img src=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/images/thumb_Yoshino.jpg&quot; alt=&quot;medium_Yoshino.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;La seconde a lieu dans la maison paternelle de Hideo, où ce dernier a conduit Madame Yoshino pour lui montrer la malle aux costumes de son père. Il la prie de revêtir l’un d’eux. La mère s’exécute, se dénude, se revêt de l’habit et commence à danser. Soudain, elle perd l’équilibre : victime d’une hallucination, elle embrasse Hideo, qui se jette sur elle. La caméra s’attarde longuement, très longuement, sur leurs corps en sueur emmêlés (certains spectateurs dans la salle, visiblement agacés par cette scène, qui ressortit clairement au genre pornographique, quittent la salle ; ils seront nombreux ensuite à les imiter au moment de la fameuse et éprouvante scène du tatouage, que je vous laisse découvrir, et qui constitue le point d’orgue de ce film). Mais soudain, on entend un bruit. C’est la fiancée de Hideo. La mère a tout le juste le temps de se cacher à l’étage, derrière un énorme vase. On s’attend logiquement à une scène de rupture. Au lieu de cela, Hideo se précipite sur la fille et la baise furieusement. Derrière son vase, Madame Yoshino se décompose, des larmes coulent sur son visage. Mais là survient un événement inattendu, qui va donner lieu à l’un des plans les plus excitants qu’il m’ait jamais été donné de voir au cinéma. Progressivement on voit la main de Madame Yoshino glisser vers son sexe, et ses jambes s’écarter. Et alors, grâce à un cadrage d’une magnifique profondeur, on voit ceci : la mère au premier plan se masturbant tandis qu’en contrebas sa fille se livre sans réserve aux assauts de son amant. Image à la fois sublime et brutale, &lt;em&gt;explosante fixe&lt;/em&gt;, comme disaient les surréalistes, qui prouve une fois de plus que le cinéma pornographique n’est pas une chimère, et qu’il peut accéder, grâce au génie d’un réalisateur, aux formes les plus hautes de l’art. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/03/09/sex-actually1.html</guid> <title>Sex Actually!</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/03/09/sex-actually1.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Thu,  9 Mar 2006 08:55:00 +0100</pubDate> <description> Hier, Madeleine a voulu revoir en DVD, &lt;em&gt; Love Actually &lt;/em&gt; que je n’avais pas vu à sa sortie. Film bien enlevé, agréable, drôle, une comédie anglaise, comme ne savent pas en faire les Français… Mais ce qui a retenu mon attention, c’est le choix arbitraire du réalisateur d’unir des êtres antithétiques, non faits à première vue pour s’aimer (car le film, on le sait, est construit sur le modèle d’une marqueterie). Ainsi, le Premier ministre tombe dingue d’un &quot;boudin&quot; qui vit dans un &quot;coin pourri&quot; de Londres; un petit garçon, manifestement trop jeune pour bander, est amoureux fou d’une fille de sa classe, et fera tout, avec l’aide de son beau-père, pour la ravir. Un écrivain raffiné fond devant sa femme de ménage portugaise, qu’il finit par demander en mariage publiquement dans un café de Lisbonne. Une nana super complexée, qui bave depuis deux ans devant son collègue de Bureau, un type d’une beauté à faire craquer toutes les filles en général (et Madeleine en particulier…), voit celui-ci lui tomber dans les bras, &lt;em&gt; just like that&lt;/em&gt;, le jour de Noël. Un pauvre teenager abruti et boutonneux se barre aux Etats-Unis, persuadé qu’il pourra là-bas &quot;se troncher&quot; toutes les nanas qu’il veut (alors qu’en Angleterre, il n'y a que des pimbêches qui l’ejectent), se retrouve le soir même de son arrivée aux States avec quatre canons accrochés à son cou prêts à le sucer. Bref, l’amour frappe à toutes les portes, à celles des nantis comme à celles des démunis. L’amour ? Mais est-ce vraiment d’amour qu'il s'agit? Ce qui anime tous ces êtres n’est-il pas plutôt le plaisir, le désir de jouir. Le film aurait pris une tout autre dimension si le réalisateur n’avait cédé, une fois de plus, à la tentation romantique, en nous faisant croire que tous ces couples tombaient dans les bras les uns des autres, par le seul fait du &lt;em&gt; deus ex machina &lt;/em&gt; de l’Amour. Significativement, les scènes de sexe sont absentes du film (sauf celle, justement, où l’on voit deux acteurs pornos archi-timides finir par tomber amoureux l’un de l’autre : on ne mélange pas le porno et le mélo, &lt;em&gt; definitly&lt;/em&gt;…). Or, ce qu’il aurait fallu faire c’est un film qui, basé sur un  principe de construction identique, eût mis l’accent, non pas sur l’emprise des sentiments, mais sur l’empire des sens. L’œuvre y aurait gagné en puissance tout en gardant son élégance: elle aurait dit la force des pulsions qui, impérativement et même impérieusement, nous animent et nous guident. Ce film se serait intitulé : &lt;em&gt; Sex Actually&lt;/em&gt;! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/26/eyes-wide-shut-par-madeleine.html</guid> <title>Eyes Wide Shut   (par Madeleine)</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/26/eyes-wide-shut-par-madeleine.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Sun, 26 Feb 2006 19:45:00 +0100</pubDate> <description> Nous avons revu vendredi soir &lt;em&gt; Eyes Wide Shut &lt;/em&gt; de Stanley Kubrick. Cette nouvelle vision avait un sens différent, à présent que nous avons fait l’expérience du &quot;libertinage&quot;. La scène de l’orgie fait toujours son petit effet, mais ce qui me frappe, c’est surtout la gravité du film. Pourquoi faut-il que tout soit inquiétant et culpabilisant? Pourquoi, lorsque l’un des membres du couple (en l’occurrence, la femme) exprime ses désirs, cela doit-il ravager  l’autre? Ce qui devrait les rapprocher les éloigne (&lt;a href=&quot;http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/10/comment-en-sommes-nous-arrives-la.html&quot;&gt;cf. &quot;Comment en sommes-nous arrivés là?&quot;&lt;/a&gt;). La boîte de Pandore a été ouverte et ce qui peut en advenir ne peut être que &lt;em&gt; terrible&lt;/em&gt;. Eros rime toujours avec Thanatos. Sans méconnaître la beauté du film et le talent du réalisateur, cette vision de l’amour et du sexe me semble réductrice, et finalement, tellement convenue! La fin surtout est très décevante: l’homme, joué par Tom Cruise, raconte sa nuit d’errance en pleurant à sa femme (Nicole Kidman) et le couple paraît sur le point d’exploser. Dans la scène finale qui a lieu dans un magasin de jouets, il lui demande ce qu’ils vont faire maintenant. Elle lui répond qu’ils doivent être reconnaissants et que la seule chose à faire, de toute urgence, c’est &quot;baiser&quot; (&lt;em&gt;fuck&lt;/em&gt;). Georges et moi ne sommes pas d’accord sur l’interprétation de ce mot. Pour moi, il s’agit de tourner la page au plus vite, d’oublier tout ça, de revenir comme avant. Selon lui, dans ce cas, elle aurait dit &quot;&lt;em&gt;to make love&lt;/em&gt;&quot;, or si elle utilise le mot &quot;&lt;em&gt;fuck&lt;/em&gt;&quot;, c’est qu’ils vont s’autoriser enfin à vivre ensemble ce qu'ils ont fantasmé séparément. Et vous, qu’en pensez-vous ? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/14/peindre-ou-faire-l-amour.html</guid> <title>Peindre ou faire l'amour...</title> <link>http://lesliaisonsdangeureuses.blogspirit.com/archive/2006/02/14/peindre-ou-faire-l-amour.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Valmont)</author>   <category>Nos Films</category>   <pubDate>Sat, 25 Feb 2006 17:50:00 +0100</pubDate> <description> À tous les couples qui souhaiteraient renouer le dialogue interrompu, reparler de &quot;cela&quot; sans que l’un ou l’autre, en remettant le sujet sur le tapis, n’ait l’impression de dévoiler son jeu, à ceux-là nous ne saurions mieux conseiller d’aller voir en salle, ou de louer le DVD, ce très beau film des frères Darrieu (cf. Album), au titre si singulier: &quot;Peindre ou faire l’amour&quot;. De ce film — je veux dire du jour où nous le vîmes et en parlâmes longuement ensuite, date le moment symbolique de notre entrée dans le monde, supposé néfaste, du sexe partagé. Symbolique car des conversations avaient, préalablement, aiguisé notre curiosité, préparé l’engouement qu’il suscita chez nous (voir note). Bref, on comprendra que nous trouvâmes dans ce film l’occasion idéale d’élucider quelques-unes de ces questions qui nous travaillaient. &lt;br /&gt;
	Le film raconte l’histoire d’un couple d’une cinquante d’années, joués par Daniel Auteuil et Sabine Azéma, qui vivent et s’ennuient à Grenoble : lui, vient d’être mis à la retraite ; il tourne en rond dans son appartement en fumant cigarette sur cigarette. Elle, trompe son ennui en faisant de la peinture en amateur. Un jour, pourtant, Madeleine (le même prénom que ma femme), fait une rencontre étrange dans les montagnes du Vercors, où elle est allée poser son chevalet. Un homme se dirige vers elle à pas assurés et comptés, puis la salue : c’est un aveugle. Il s’appelle Adam, et il est le maire du petit village des environs. Celui-ci l’invite à le suivre pour visiter une superbe bâtisse abandonnée, qui serait à vendre. Madeleine tombe amoureuse de la demeure, elle en prévient aussitôt son mari, à qui elle fait visiter les lieux dès le lendemain. Lors de la visite, le couple, excité, se ranime comme par enchantement, et fait l’amour passionnément dans l’une des pièces de la maison. Bien vite, celle-ci est achetée et retapée : c’est une merveille absolue, avec une terrasse offrant une vue imprenable sur les montagnes du Vercors. Il se passe à peine quelques semaines qu’il reçoivent la visite du maire. Celui-ci les invite à souper chez lui, en compagnie de sa compagne, Eva. La soirée est délicieuse et très arrosée. Il règne une atmosphère très sensuelle, dans laquelle Madeleine et William se laissent baigner. Mais la nuit est tombée et les nouveaux arrivants, qui sont venus à pied en traversant la vallée qui sépare les deux maisons, veulent repartir. Adam se propose de les raccompagner par le même chemin qu’ils ont emprunté, à pied... Suit une scène extraordinaire, où l'aveugle guide ses invités dans la nuit, tandis que le spectateur, face à un écran noir, se voit réduit à imaginer la scène, à la seule écoute des bruits de pas et des petits cris de Madeleine. Symboliquement, Adam les conduit dans un monde dont ils ignorent tout, un monde obscure.... l’initiation a commencé… Pour répondre à cette invitation, Madeleine et William convient à leur tour le maire et sa compagne (entre temps, celle-ci s’est présentée chez Madeleine un matin pour lui demander de faire son portrait : scène troublante pour l’artiste, car la jeune femme s’est dévêtue intégralement sans rien demander à personne…). Ce second dîner est le tournant décisif du film. Tard dans la soirée, tandis que les couples se sentent de plus en plus proches, aidés aussi peut-être par l’alcool, voici qu'Adam demande à Madeleine en la prenant par le bras : &quot; On monte ? &quot;, et celle-ci de s’exécuter sans mot dire, comme magnétisée par l’aveugle. William reste seul, désemparé... pour s’aviser enfin qu’il n’est pas tout à fait seul… Eva le regarde, et l’invite à la rejoindre. Ici : ellipse (on ne voit pas les couples faire l’amour, hélas !…). Le lendemain matin, Madeleine et William, littéralement affolés, prennent la fuite. Ils se retrouvent face à face dans une chambre d’hôtel à Grenoble, éperdus. William enfin éclate : &quot;Mais, Madeleine, tu ne te rends pas compte, ce sont des échangistes, ils sont très dangereux !&quot;. Madeleine reste silencieuse… Lorsqu’ils reviennent chez eux, les &quot;échangistes&quot; ont disparu. Conscients peut-être d’avoir commis l’irréparable, ils se sont éclipsés : ils sont partis dans une île lointaine (aux Marquises). Madeleine et William devraient se sentir soulagés, mais les voilà au contraire désemparés, perdus, affreusement inquiets. Ils comprennent que leur vie a basculé, et qu’ils ne pourront plus jamais vivre sans Adam et Eva. Dès lors, ils vont tout faire (je passe sur les détails) pour faire revenir leurs amis. Ils y parviendront, prenant pour excuse énorme le mariage de leur fille, impliquant la présence du maire... Pendant la fête, les deux couples s’isolent, se réconcilient, et dans une magnifique scène, refont l’amour ensemble. On les retrouve alors le lendemain matin, sur la terrasse, se caressant mutuellement, quoique chastement. Cependant, l’idylle ne peut durer, Adam et Eva doivent repartir dans leur île. Le couple est de nouveau seul, mélancolique, prêt cette fois à aller jusqu’au bout, à tout quitter pour suivre leurs amants. Ils mettent leur maison à vendre, et là survient une autre scène capitale, qui clôt le film, et lui donne tout son sens. Ils reçoivent en effet la visite d’un couple de Suisses, prétendument intéressés par la maison. Madeleine et William accueillent ces deux ravissantes personnes sur leur fameuse terrasse. Échanges de regards, allusions verbales : l’entente est parfaite. Avec le plus grand naturel, la jeune femme demande à William de l’accompagner aux toilettes. Sur place, elle se déshabille entièrement, sous les yeux médusés de l'hôte. Nouvelle ellipse. Lorsqu’ils redescendent l’escalier, ils voient leur conjoints respectifs dans une position qui ne laisse pas de douter de l’intérêt qu’ils se portent : Madeleine est assise, les jambes écartées, et se fait lécher la chatte par l’homme. Le lendemain matin, les couples se saluent cordialement, puis se séparent sans laisser d’adresse (&quot;Nous ne revoyons jamais, dit la jeune femme, les gens avec qui nous avons fait l’amour&quot;). Madeleine et William restent seuls, mais cette fois sans ressentir nulle angoisse, ils sont au contraire confiants, ils savent désormais que leur vie est là dans cette maison, et que cette vie nouvelle ne fait que commencer… </description>  </item>  </channel> </rss> 