01 février 2007
Un poème de Philippe d'Orléans
Je reçois, d'un certain Philippe d'Orléans dit "l'Acrosticheur", ce poème d'hommage, à nous dédié, que je livre, ému, à votre dégustation:
Mon plaisir est grand de parcourir votre blog et de lire
Au fil des pages vos aventures…et, il va sans dire
Des commentaires eux aussi correctement orthographiés.
Enchantement me vient, spontanément, pour le qualifier.
La charte (chadifi) qui m'était jusqu'alors inconnue
Et à laquelle je souscris évidemment sans retenue
Implique certes, un minimum d'attention, voire d'effort.
Narrateurs et correcteurs, merci de nous offrir ce confort
Et de nous faire rêver en nous découvrant vos ressorts !
&
Gageure à l'improbable réussite qui me fascine, m’intéresse
En fonction des textes écrits avec délicatesse, voire tendresse.
Origine d’une histoire rapidement accessible grâce aux liens,
Régulièrement et savamment placés. Vos commentaires cornéliens
Garantissent une complète compréhension de ces situations.
En tant que voyeur assidu, silencieux j’adresse mes voeux
Sincères aux lecteurs de Nolda ainsi qu’à vous deux.
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05 juin 2006
Je me souviens de ma femme... (IV)
Je me souviens de ma femme à dix huit ans, en pull rose, dans une maison glaciale du bord de mer. Nous avions mangé des pommes de terre dans la cendre avant de faire l’amour à même le sol sur un matelas de fortune.
Je me souviens de ma femme le 28 août 1998: nous avions fait vœu d’abstinence, promettant de nous lier que le jour de la nuit de noce. Mais nous avions craqué la veille...
Je me souviens de ma femme à Caen où nous étions allés voir Le Surmâle à l’opéra. Nous avions baisé si fort ensuite qu’un type avait frappé des coups au plafond.
Je me souviens de ma femme dans le Paris-Granville. Nous étions si excités, que nous nous étions pris dans les spacieuses toilettes du train en nous regardant rougir dans la glace.
Je me souviens de ma femme nue sous un pommier de Normandie, et de ce qui s'en suivit …
Je me souviens de ma femme dans une petite corniche en surplomb dans les calanques de Cassis. Les promeneurs passaient sur le sentier en contrebas en bavardant gaiement tandis que nous étouffions nos soupirs.
Je me souviens de ma femme dans le creux d’une dune ; les herbes marines nous piquaient la peau.
Je me souviens de ma femme enceinte. Je tenais ses seins énormes dans mes mains... Le plaisir était extrême.
Je me souviens de ma femme dans une chambre d’hôtel sombre d’Athènes, où je l’avais retrouvée après quinze jours d’absence. Nous avions fait l’amour en pleine après-midi, il y avait des raies de soleil sur nos corps enlacés.
Je me souviens de ma femme baisée, pour la première fois, sous mes yeux par un autre, tandis je l’embrassais avidement, amoureusement…
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01 juin 2006
Je me souviens d'une femme... (III)
Je me souviens d’une femme qui, s’étant glissé subrepticement dans mon lit (son père ivre mort ronflait sur le canapé d’à côté) m’a soufflé: "Nur fünf minuten…".
Je me souviens d’une femme qui m’avait appris sur l’oreiller comment on dit "je t’aime" en suédois.
Je me souviens d’une femme qui adorait manger des huîtres avant de faire l’amour.
Je me souviens d’une femme dont les seins étaient si proéminents que j’éprouvais toujours un mélange de fierté et de gêne à sortir avec elle dans la rue.
Je me souviens d’une femme dont le chat m’avait griffé jusqu'au sang au moment où je pénétrai sa maîtresse.
Je me souviens d’une femme qui m’avait branlé dans un train, et que j'ai revue par hasard dans la rue tenant son compagnon par la main.
Je me souviens d’une femme dont les os étaient si fragiles que j'avais toujours peur de l'abimer.
Je me souviens d’une femme dont je ne m’aperçus que le lendemain qu’elle était totalement myope!
Je me souviens d’une femme qui tolérait qu’on ne la pénétrât qu’avec l’index.
Je me souviens d’une femme qui, me voyant pour la première fois, prit mon sexe dans sa bouche en guise de bienvenue!
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31 mai 2006
Je me souviens d'une femme... (II)
Je me souviens d’une femme que j’ai baisée dans sa chambre au milieu d’un amoncellement de peluches.
Je me souviens d’une femme qui, me présentant son cul à quatre pattes, m’avait choqué en disant: "Profite!..."
Je me souviens d’une femme dont le corps était si blanc et si pur que j’eus l’impression, en la prenant, d'embrasser une statue.
Je me souviens d’une femme qui m’avait révélé, après que nous eussions passé la nuit ensemble, qu’elle était croque-mort.
Je me souviens d’une femme qui m’a dit: "si tu ne m’avais pas sauté dessus, c’est moi qui l’aurais fait!"
Je me souviens d’une femme aux cheveux très longs qui m’avait offert exclusivement son cul.
Je me souviens d’une femme qui cria si fort quand je la pénétrai que j’en fus gêné pour les voisins.
Je me souviens d’une femme qui, me résistant toute la nuit, ne céda à mes empressements qu’au petit matin.
Je me souviens d’une femme qui portait un masque antique tout le temps que je la caressais.
Je me souviens d’une femme (la première que j’ai eue) dont je ne trouvai pas le sexe, tant mon empressement était grand d’en finir...
Je me souviens d’une femme dans un restaurant, dont je sus au premier regard, que je la baiserais le soir même.
Je me souviens d’une femme que j'ai prise dans une forêt sur un tapis de jonquilles.
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30 mai 2006
Je me souviens d'une femme... (I)
Je me souviens d’une femme, séduite dans un café, qui m’avait emmené dans son appartement, dont le sol était jonché de verres brisés.
Je me souviens d’une femme, dans une caravane, qui m’avait soudain en pleine nuit littéralement étouffé de baisers.
Je me souviens d’une femme que j’avais embrassée dans un cinéma, et dont le baiser m’avait semblé d’une telle volupté, que je ne l’ai jamais retrouvée depuis.
Je me souviens d’une femme, dans la chambre d’un hôtel, qui m’avait supplié de lui attacher les mains aux barreaux du lit.
Je me souviens d’une femme dont la peau était si rugueuse que mon désir était tombé d’un coup.
Je me souviens d’une femme dont le sexe était si étroit que j'eus l’impression la première fois de la déchirer.
Je me souviens d’une femme dont les jambes étaient si courtes, que dans la douche, je devais presque m’accroupir pour la pénétrer.
Je me souviens d’une femme qui, un matin, m’a offert ses seins, et qui s'est toujours refusée ensuite de me donner le reste.
Je me souviens d’une femme à qui j’ai fait l’amour avec passion, et dont je n’ai jamais entendu le son de la voix.
Je me souviens d’une femme qui ne portait jamais de culotte et qui s’étonnait sérieusement qu’on en portât.
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08 mai 2006
Je réponds à la question de Madeleine (III)
Enfin les sens auraient pris leur véritable empire... J’aurais fait glisser la robe de ma serpentine jusqu’au nombril cependant que ma langue aurait dessiné de petits cercles concentriques autour de ses mamelons. Sa peau me serait apparue d’une blancheur étonnante. J’aurais calé ma tête sous ses seins pour en sentir le poids, le délicieux poids... puis descendant toujours, j’aurais de mes dents délié un petit nœud qui la serrait à la taille. La soie, soudain, serait devenue lâche, moins hostile. Profitant d’une béance de sa robe au bas de son ventre, j’y aurais enfoui ma tête à la recherche de la Toison. Mes lèvres auraient rencontré assez vite une sorte de chevelure noire et compacte. Le contraste entre la forêt noire de cette toison et sa peau d’ivoire m’aurait frappé de stupeur, mais je n’aurais guère eu le temps de m’en repaître, car le contact d’une main étrangère s’insinuant entre mon ventre et mon slip, m’en aurait distrait. Cette main, dont je n’aurais pas voulu connaître l’identité pour le moment, aurait poursuivi son petit travail de fourmi, en dégageant, par un savant et preste déboutonnage, ma queue emprisonnée, qui, tendue comme un arc, aurait jailli à l'air libre. Au plaisir de cette libération imprévue aurait correspondu la satisfaction de la conquête par ma bouche d'un petit îlot de chair enfoui au fond des profondeurs...
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14 avril 2006
Rouge
Je mets le fer rouge de mon Désir
Sur ta peau
Et y laisse une trace
(Sensible)
Tu mets tes lèvres rouges de Plaisir
Sur ma peau
Et y laisses une trace
(Visible)
09:15 Publié dans Nos Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01 mars 2006
"Il n'aurait fallu..."
Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que l'Amour vienne,
Mais une Femme nue,
Soudain est venue,
Qui a pris la Mienne...
(Aragon revu par Georges)
17:25 Publié dans Nos Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le poète a toujours raison (par Madeleine)
Je réplique à la transformation du poème d'Aragon par une strophe de cette chanson, composée par Jean Ferrat en l'honneur de ce poète :
Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible
(La femme est l'avenir de l'homme, 1975)
17:20 Publié dans Nos Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Quand je t'aurai goûté..."
Quand je t'aurai goûtée
Je ne pourrai plus me passer
De Toi
Quand tu m'auras goûté
Tu ne pourras plus te passer
De Moi
Quand nous l'aurons goûtée
Nous ne pourrons plus nous passer
d'Elle
Quand elle nous aura goûtés
Elle ne pourra plus se passer
De Nous
Quand nous l'aurons goûté
Nous ne pourrons plus nous passer
De Lui,
Quand il nous aura goûtés
Il ne pourra plus se passer
de Nous
Quand nous nous serons goûtés
Nous serons loin, très loin du passé,
Ensemble...
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