25 février 2006
Qui sommes-nous? (Lui)
Qui suis-je, qui est-elle (cf. "Elle"), qui sommes-nous? C’est un exercice difficile que de faire son propre portrait, celui de sa femme et celui de son couple. Aussi m’en tiendrai-je aux traits essentiels, en éliminant tout ce qui ne concerne pas de près ou de loin notre sujet: le libertinage, notre libertinage.
En résumé: LUI : bel homme, moins de quarante ans, marié, intellectuel de goût et de profession, amoureux de sa femme, du beau et du sexe.
Commençons par moi (ma femme ajoutera des commentaires pour compléter ce que j’écris, corriger quelques erreurs, si nécessaire). Il faut commencer par l’aspect physique, parce que, s’agissant du désir, du sexe, du plaisir, le corps est primordial. Comment suis-je "physiquement" ? Je n’essayerai pas de jouer les modestes dans ce blog, où nous avons décidé d’être le plus honnêtes possible. C’est pourquoi je dirai sans ambages que je suis plutôt "bel homme". Pour le corps (on en jugera par les photos de l’album), il est souple et équilibré, peut-être insuffisamment musclé. On m’a parfois dit que j’avais un "corps d’éphèbe", sans doute parce que je suis dépourvu de poils sur le torse..., et que mes fesses étaient bien faites ("par-faites!", selon Madeleine). Je passe sur mes mains et mes pieds, qui sont tout ce qu’il y a de plus honnête, et en vient au principal: ma queue. Dira-t-on que je suis favorisé par la nature? Mon sexe a des proportions honorables (je me fie là encore à des témoignages convergents sur le sujet): je ne l’ai bien sûr pas mesuré, mais il y a un détail amusant, c’est qu’il fait exactement la longueur de ma main. Lorsqu’elle se dresse, elle forme un arc harmonieux, et se tient bien droite. Une femme, un jour, m’a fait remarquer qu’elle lui avait semblé telle qu’elle lui avait procuré des "sensations nouvelles" (j’en avais rougi de bonheur). D’ordinaire, je bande sans grande difficulté, et suis rarement "pris en défaut". Je n’ai pas connu beaucoup de fiascos (quelques-uns tout de même que je raconterai le temps venu). J’ajoute enfin que, quand je bande, je ne débande pas facilement: ce n’est qu’après avoir déchargé, que, prenant un repos bien mérité, ma queue retourne sagement dans son petit nid de poil. Mais alors là, il ne faut plus rien lui demander! Plus rien du tout, avant au moins une demie heure… Comme beaucoup d’hommes, j’aurais rêvé tels certains acteurs pornos (Rocco!) redémarrer "au quart de tour" après chaque éjaculation (en fait, je raconterai bientôt que cela m’est arrivé une fois, dans des circonstances particulières…).
Un mot maintenant de mon visage (qui restera évidemment masqué). Il est agréable, à ce qu’on m’en a dit: régulier, doux et masculin. J’ai une chevelure abondante, avec des boucles un peu folles, toujours domestiquées cependant. Mes lèvres, de l’avis unanime, sont bien dessinées et "appétissantes" (c’est encore ce que me dit gentiment Madeleine). Dans l’ensemble, je considère que, physiquement, je n’ai pas à me plaindre. Au plan moral, intellectuel, familial, social et professionnel, j’irai plus vite. Je suis de bonne composition: ni colérique, ni agressif, plutôt doux au contraire. J’use mieux de mon esprit que de mes mains: j’ai plaisir à lire, écrire, penser… C’est du reste à cette activité que je passe l’essentiel de mon temps, par goût et par profession. Quant à ma situation familiale, elle est la normalité même: je suis marié, et j'ai un enfant. Je ne vois plus rien à ajouter. Si! j’ai moins de quarante ans.
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Qui sommes-nous ? (Elle)
Qui suis-je (cf. "Lui"), qui est-elle, qui sommes-nous ? C’est un exercice difficile que de faire son propre portrait, celui de sa femme et celui de son couple. Aussi m’en tiendrai-je aux traits essentiels, en éliminant tout ce qui ne concerne pas de près ou de loin notre sujet : le libertinage, notre libertinage.
En résumé:
ELLE : belle femme, trente ans, visage de "Madone", sensuelle en dépit de son sérieux apparent.
Il me sera plus aisé de faire le portrait de mon épouse, pour la simple raison que je crois la connaître mieux que moi-même. Au physique, je dirai sans détour que Madeleine est une "très belle femme". Le plus frappant au premier abord, c’est son visage, un visage de "Madone" (l’expression n’est pas de moi, je l’ai entendue de la bouche de plusieurs personnes à qui je l’ai présentée). Ses cheveux longs encadrent un ovale parfait. J’aime ses grands yeux et son menton dessiné, qui lui donne un air de princesse orientale. Ses œillades sont redoutables. Son corps est remarquable quoiqu’il ne corresponde guère aux canons actuels.
Madeleine est le genre de femme que l’on voit surgir mentalement lorsqu’on lit "Les Bijoux" de Baudelaire. Elle a un bassin formidable, que d’aucuns jugeront peut-être imposant, mais qui fait justement tout le piquant de sa physionomie. Sa toison est délicieusement fournie. Ses seins sont de taille moyenne – sans doute les aurais-je aimé plus volumineux – mais je ne me lasse pas de les prendre dans ma main, de les sucer…. J’ai omis de parler de son cou, un coup prodigieux qui lui donne un port de reine, et qui fait beaucoup pour son charme. Il ne faut pas se fier à l’impression de sérieux que dégage son visage, car derrière cette froideur apparente se cache une ardente sensualité ! Au total, je dirais que Madeleine est une femme véritablement "séduisante".
Au plan du caractère, Madeleine est une personne discrète, presque effacée, qui ne révèle sa personnalité profonde qu’à ceux qui prennent le temps de l’approcher, de l’apprivoiser. Elle me ressemble sur un point : l’opiniâtreté. Lorsqu’elle désire un homme, elle l’obtient à coup sûr. Madeleine est aussi une femme cultivée, sans être pour autant une "intello qui se la joue".
Nous aimons les discussions intellectuelles, mais nos conversations favorites tournent principalement autour de la question du désir et du sexe. Madeleine est par ailleurs une épouse attentive et une mère aimante, qui n’oublie jamais, en dépit de son besoin effréné de liberté, qu’elle a une fille et un mari. Sexuellement, je ne me suis jamais lassé d’elle. Il est vrai qu’en dépit de sa grande timidité, elle est curieuse de nature, avide d’expériences nouvelles. Nous vivons dans une continuelle et intense complicité, quand bien même elle a ses domaines réservés, comme par exemple, les magazines féminins, et bien entendu, ses aventures amoureuses et sexuelles vécues dans le plus grand secret (elle ne me parle jamais de ses amants, sauf en termes vagues, et en tout cas, toujours en termes respectueux). Bref, je l’AIME, et plus les années passent, plus je lui suis attaché. Pour paraphraser Valéry, je dirais que "plus je l’aime, plus je l’aime". Ah ! j’oubliais ! elle a un peu plus de trente ans.
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